Le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française a pour vocation de favoriser la redécouverte du patrimoine musical français du grand XIXe siècle (1780-1920), en lui assurant le rayonnement qu’il mérite et qui lui fait encore défaut. Situé à Venise, dans un palais de 1695 restauré spécifiquement pour l’abriter, le Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française est une réalisation de la Fondation Bru. Alliant ambition artistique et exigence scientifique, le Centre reflète l’esprit humaniste qui guide les actions de cette fondation. Recherche et édition, programmation et diffusion de concerts à l’international et soutien à l’enregistrement discographique, sont les principales activités du Palazzetto Bru Zane qui a ouvert ses portes en 2009.
En 2013, le Festival Berlioz et le Palazzetto Bru Zane poursuivent la redécouverte d’œuvres rares du romantisme français. Cette collaboration s’est également concrétisée par la publication de certains écrits d’Hector Berlioz en livres de poche, en partenariat avec l’éditeur Symétrie (Les Grotesques de la musique, Mémoires, Les Soirées de l’orchestre). C’est au tour d’A travers chants d’être proposé dans cette série en 2013, préfacé par le musicologue Emmanuel Reibel.
Contact
Fondazione Palazzetto Bru Zane
San Polo 2368
30 125 Venezia - Italia
tél. : +39 041 52 11 005
contact bru-zane.com
www.bru-zane.com
Installé dans la maison natale du compositeur, le musée évoque la vie et l’œuvre du musicien romantique. Tout en conservant l’atmosphère de la fin du XVIIIe siècle de cette demeure, une muséographie contemporaine permet au simple visiteur comme au plus érudit, au plus petit comme au plus grand, de découvrir la personnalité hors du commun d’Hector Berlioz.
Né le 11 décembre 1803, l’enfant de La Côte qui deviendra l’une des plus grandes gloires musicales, reçoit de son père en ces murs, une éducation marquée par les idées d’un médecin éclairé du XVIIIe siècle. Hector découvre ici la littérature et la géographie mais aussi la musique et… ses premiers sentiments amoureux. Bien avant de partir pour Paris et des études de médecine qu’il abandonnera très vite puis parcourir le monde à la conquête d’un public, c’est dans cette maison qu’il s’initie à la pratique instrumentale et, découvrant dans la bibliothèque de son père, le Traité de l’Harmonie de Rameau, qu’il se révélera compositeur. A l’écoute des sonorités environnantes et des mélopées populaires, il écrit dès l’âge de douze ans ses premières romances. Mobilier et tableaux d’époque, partitions originales, correspondance et instruments de musique mis en scène dans les pièces historiques de la maison ou les expositions permanentes, témoignent de la vie tumultueuse d’un compositeur qui fut aussi écrivain et théoricien de la musique.
Alors que les visiteurs parcourent les pièces, des voix de comédiens interprétant des extraits des Mémoires leur content grâce à un audioguide (en français, en anglais et en allemand) la vie du musicien. Quant à sa musique - Symphonie Fantastique, Damnation de Faust, Harold en Italie… et bien d’autres œuvres -, elle se fait entendre à volonté dans l’auditorium. Pour profiter encore du musée, un jardin paysagé dévoile la maison natale sous son aspect le plus séduisant. Il accueille durant le Festival : concerts, spectacles et rencontres autour de la musique.
Pendant le Festival Berlioz, le musée est ouvert tous les jours de 10h à 20h.
Entrée gratuite.
Exposition temporaire présentée au Musée Hector-Berlioz du 22 juin 2013 à début janvier 2014
Le mythe est le poème anonyme du peuple. Dans le mythe en effet les relations humaines dépouillent presque complètement leur forme conventionnelle... et montrent ce que la vie a de vraiment compréhensible.
Richard Wagner
Dix ans après le bicentenaire du compositeur français, le musée Hector-Berlioz célèbre cette année celui de la naissance d’un autre « monstre sacré », Richard Wagner !
Berlioz fit la connaissance de Wagner lorsque ce dernier se lance à la conquête de Paris en 1839. S’ils entretinrent une relation épistolaire peu suivie et se rencontrèrent de temps à autre à Londres ou à Paris, les deux hommes ne se comprenaient guère et leur musique ne trouvait que peu de grâce aux yeux de l’autre, malgré les efforts constants de Liszt pour les rapprocher.
Berlioz, tout en reconnaissant en Wagner un compositeur d’importance et un nom avec lequel il fallait compter, n’avait d’emblée pas de sympathie pour son style musical et ne s’y est donc pas attardé outre mesure. D’après Liszt, « Wagner reconnaissait à sa manière le génie de Berlioz et sa dette envers lui, Berlioz de son côté a refusé à celui-ci la reconnaissance qu’il désirait de sa part ». Rien ne parvint à réconcilier musicalement deux tempéraments et deux univers que tout opposait. Wagner, en dépit de toutes les attaques, reste fermement attaché à ce qui devait être l’essence même de ses opéras : le mythe et le symbole, la légende et le merveilleux, l’amour de la nature, le nationalisme et le culte de la libération.
Par son œuvre, Wagner réactualise les anciens mythes nordiques des dieux et des héros, cherchant à se les approprier et à les dramatiser par la musique afin de célébrer le fondement même de la nation germanique. Ainsi pendant près de deux décennies, souvent interrompues par d’autres projets, il compose son œuvre magistrale de L’Anneau des Nibelungen qu’il définissait comme « le poème de ma vie et de tout ce que je suis et éprouve. ». L’œuvre emporta une telle adhésion qu’une représentation intégrale de la Tétralogie put être interprétée à Bayreuth en 1876.
Grâce aux fonds du musée et aux prêts de prestigieuses collections (musée de Grenoble ou Bibliothèque municipale de Grenoble...) et à la collaboration exceptionnelle de la Villa Wahnfried (Musée Wagner) à Bayreuth, tableaux, gravures et lithographies d’époque révèlent au visiteur l’univers musical du compositeur allemand, dont l’œuvre inspira une foule d’artistes : de la monumentale biographie d’Adolphe Jullien illustrée par Henri Fantin-Latour - publiée en 1886 - jusqu’à la bande dessinée contemporaine comme en témoigne la série Le Crépuscule des dieux, publiée aux éditions Soleil Celtique depuis 2009.
Le visiteur pourra, enfin, compléter sa visite par une écoute dans l’auditorium du musée d’œuvres choisies, empreintes de légende et de mystère.
L’exposition temporaire, l’auditorium et le jardin sont accessibles au public à mobilité réduite. La boutique du musée propose un large choix de publications, CD et DVD et cartes postales consacrés à Berlioz et sa musique.
Contact
Musée Hector-Berlioz
69 rue de la République, BP 63
38 261 La Côte-Saint-André Cedex
Tel : 04.74.20.24.88
www.musee-hector-berlioz.fr
En partenariat avec le Festival Berlioz, la médiathèque de la communauté de communes du Pays de Bièvre-Liers met en place des lectures autour des thèmes des concerts, d’une oeuvre, d’un musicien, du lien entretenu entre la musique et la littérature. Vous pourrez emprunter ou consulter sur place des documents sur la vie de Berlioz, dont un fonds consacré au compositeur romantique (correspondance, mémoires, biographies, essais critiques...) à La Côte-Saint-André, et de la musique à Saint-Siméon-de-Bressieux.
La Côte Saint André :
mardi 15h30/18h30 - mercredi 14h00/18h30 - jeudi 9h00/12h00 - vendredi 15h30/18h30
Saint Siméon de Bressieux :
mercredi 9h30/12h00 et 15h00/18h00 - vendredi 15h30/18h00 - samedi 9h30/12h00
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