vendredi 1er septembre   21:00   Cour du Château Louis XI

Londres – Rome (sans escale)

Orchestre national de Lyon
Omer Meir Wellber, direction
Tabea Zimmermann, alto

W. Sterndale Bennett Parisina op. 3, ouverture
F. Mendelssohn Symphonie n°4 « Italienne »
H. Berlioz Harold en Italie

« Italia, oh Italia, you who have the fatal gift of beauty » écrivait le poète anglais Lord Byron dans son extraordinaire poème, à l’origine de la célèbre symphonie Harold en Italie de Berlioz. C’est donc à ces italiennes beautés que ce programme porté par l’Orchestre national de Lyon, sous la baguette d’Omer Meir Wellber, est consacré. Le voyage commencera avec la Parisina, en hommage à Sterndale Bennett, compositeur ami de Berlioz et principal animateur de la scène musicale anglaise, pour nous mener à la magnifique Symphonie italienne de Mendelssohn, le compagnon des promenades romaines d’Hector, et se terminer au plus haut, au plus beau, au plus chaud des passions transalpines, avec l’immense altiste Tabea Zimmermann incarnant en musique l’enchantement d’Harold…

Omer Meir Wellber, direction
Né à Be’er Sheva (Israël) en 1981, Omer Meir Wellber fait partie des jeunes chefs d’orchestre les plus en vue sur la scène internationale. Ces derniers temps, il a fait avec succès ses débuts à la tête d’orchestres comme l’Orchestre symphonique de Londres, l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, l’Orchestre d’État de Bavière, l’Orchestre symphonique de Pittsburgh, l’Orchestre symphonique de la Ville de Birmingham, l’Orchestre symphonique de la Radio suédoise et l’Orchestre de la RAI de Turin. Il est l’invité régulier de l’Opéra d’Israël (Tel Aviv), de la Semperoper de Dresde, de l’Opéra d’État de Bavière (Munich) et de la Fenice de Venise. Depuis 2009, il est le directeur musical de l’orchestre Symphonette de Ra’anana, fondé en 1991 pour aider à l’intégration des immigrants juifs en Israël.
Omer Meir Wellber a commencé sa saison 2016-2017 par une nouvelle production de Salomé à Dresde. Il fait ensuite ses débuts avec l’Orchestre symphonique de la Radio de Berlin, l’Orchestre national royal d’Écosse, l’Orchestre de la Tonhalle de Zurich et l’Orchestre symphonique de São Paolo. Il dirige Tannhäuser à Venise, Andrea Chenier à Munich et la trilogie Mozart/Da Ponte à Dresde. Il donnera en outre la première audition mondiale de l’oratorio À propos de l’amour et de la haine de Sofia Goubaïdoulina à la tête de la Staatskapelle de Dresde.
De 2008 à 2010, il a été l’assistant de Daniel Barenboim à la Staatsoper Unter den Linden (Berlin) et à la Scala de Milan. De 2010 à 2014, il a été le directeur musical du Palau de les Arts Reina Sofia, à Valence. En 2013, pour le bicentenaire de la naissance de Verdi, il a dirigé Aida avec La Fura dels Baus aux Arènes de Vérone (DVD BelAir Classiques).

Orchestre national de Lyon
Fort de 104 musiciens permanents ayant le privilège de travailler et répéter dans la salle de concert (2100 places) qui lui est dédiée, l’Orchestre national de Lyon, l’un des plus anciens de France (1905), a pour actuel directeur musical honoraire le chef américain Leonard Slatkin, qui a été directeur musical de 2011 à 2017 et occupe par ailleurs ces fonctions à l’Orchestre symphonique de Detroit (Michigan).
Apprécié pour la qualité très française de sa sonorité, qui en fait l’un des interprètes reconnus de Ravel, Debussy ou Berlioz, il explore un vaste répertoire, du XVIIIe siècle à nos jours. Il passe régulièrement commande à des compositeurs d’aujourd’hui, tels Kaija Saariaho, Édith Canat de Chizy, Thierry Escaich ou Guillaume Connesson. Pionnier en ce domaine, il s’illustre avec brio dans des ciné-concerts ambitieux (Le Seigneur des anneaux, Matrix, Pixar,…) ou accompagne des œuvres majeures du cinéma muet (Chaplin, Fritz Lang, Murnau,…).
L’ONL privilégie également l’action culturelle, avec un orchestre de jeunes, une politique tarifaire forte en direction des plus jeunes, des projets ambitieux pour les écoles, des conférences et de nombreuses autres actions d’accompagnement.
Au-delà des très nombreux concerts qu’il donne à l’Auditorium, l’Orchestre se produit dans les plus grandes salles mondiales. Premier orchestre symphonique européen à s’être produit en Chine, en 1979, il a donné en 2016 une série de concerts au Japon, notamment trois programmes à Tokyo. En 2017, il a fait une tournée américaine qui l’a conduit dans la salle new-yorkaise mythique de Carnegie Hall.
Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée en 1905 par Georges Martin Witkowski, l’ONL est devenu un orchestre permanent en 1969, sous l’impulsion de l’adjoint à la Culture de la Ville de Lyon, Robert Proton de la Chapelle. Après Louis Frémaux (1969-1971), il a eu pour directeurs musicaux Serge Baudo (1971-1987), Emmanuel Krivine (1987-2000), David Robertson (2000-2004) et Jun Märkl (2005-2011).
Impressionnant monolithe de béton et d’acier inauguré en 1975, l’Auditorium de Lyon, d’un confort exceptionnel, accueille de très nombreuses phalanges internationales et les plus grands solistes de la scène musicale. Les nombreux partenariats qu’il a su nouer avec des manifestations tels que l’Institut Lumière, le Centre culturel de rencontre d’Ambronay ou Jazz à Vienne ont permis d’ouvrir largement la salle à tous les genres musicaux et à tous les publics. Chaque année, ce sont près de 250 000 spectateurs que l’Auditorium accueille dans ses murs.

Tabea Zimmermann, alto
En 2016/2017, Tabea Zimmermann a notamment donné la première du Concerto pour alto de Michael Jarrell au festival Musica de Strasbourg avec l’Orchestre national des Pays de la Loire sous la direction de Pascal Rophé et s’est produite avec l’Orchestre symphonique de Vienne et Ingo Metzmacher, l’Orchestre de la Suisse romande et Pascal Rophé, avec l’Orchestre du Konzerthaus de Berlin et Mario Venzago.
Avec le Quatuor Arcanto, dont elle fait partie aux côtés des violonistes Antje Weithaas et Daniel Sepec et du violoncelliste Jean-Guihen Queyras, elle a joué au Carnegie Hall à New York, à la Fondation Gulbenkian de Lisbonne, au Théâtre du Châtelet et à la Cité de la Musique à Paris, à la Philharmonie de Berlin, au Konzerthaus de Vienne…
En 1994, elle a donné la première mondiale de la Sonate pour alto solo de György Ligeti, une œuvre composée spécialement pour elle. Plus récemment, elle a créé Recicanto pour alto et orchestre de Heinz Holliger, le concerto Über die Linie IV de Wolfgang Rihm, Monh de George Lentz, Notte di pasqua de Frank Michael Beyer, un double concerto de Bruno Mantovani avec Antoine Tamestit et Filz d’Enno Poppe avec l’Ensemble Resonanz.
Tabea Zimmermann a commencé l’alto à l’âge de trois ans. Elle a étudié avec Ulrich Koch à la Musikhochschule de Fribourg et ensuite avec Sándor Végh au Mozarteum de Salzbourg. Elle a remporté le Concours Maurice-Vieux à Paris en 1983, ce qui lui a permis de recevoir un alto du facteur contemporain Étienne Vatelot, qu’elle joue encore aujourd’hui.
Depuis octobre 2002, elle est professeur à la Hochschule Hanns-Eisler à Berlin.

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Omer Meir Wellber ©Felix Broede
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Orchestre national de Lyon ©David Duchon Doris
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Tabea Zimmermann ©Marco Borggreve