
Concert du 11 décembre
Vendredi 11 décembre 2009
20h30 Eglise de La Côte-Saint-André
Entrée libre
Eric Ferrand N'Kaoua
Récital de piano
La symphonie fantastique (Berlioz / Liszt)
Concert organisé en collaboration avec



Liszt, en exécutant le Bal de la Symphonie fantastique, a fait un tour de force, non point dans le sens qu’on pourrait croire, c’est-à-dire en obtenant du piano des masses de sons orchestrales, mais en chantant les mélodies avec une grâce, un abandon, un voluptueux caprice que l’orchestre le plus souple, le plus exercé, le plus un dans sa complexité ne pourra jamais atteindre.
Ainsi Berlioz rendait-il hommage - une fois n’est pas coutume - aux possibilités expressives du piano sous les doigts de son ami, dans un article de 1844. Présent à la création parisienne de la Symphonie Fantastique en 1830, Liszt conçut bientôt le projet d’élaborer une version pianistique de cette oeuvre révolutionnaire et la publia à ses frais dès 1834. Il confia plus tard avoir travaillé dans un esprit de grande fidélité, comme s’il avait eu à traduire un texte sacré… tant dans sa structure musicale que dans ses effets individuels. Usant de son charisme d’interprète, il fera connaître la Symphonie sous cette forme et en jouera souvent des extraits en récital, tandis que Berlioz devra attendre près de quinze ans la publication de sa partition d’orchestre.
Eric Ferrand-N’Kaoua a découvert l’univers musical du piano grâce à Madeleine de Valmalète. Il entre très tôt au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient à quatorze ans un Premier Prix de piano – premier nommé – et l’année suivante un Premier Prix de musique de chambre. Finaliste au Concours International Clara Haskil à dix-sept ans, puis lauréat du Concours de Santander, il est engagé dès 1982 par le festival de piano de Yokohama et sera souvent le soliste invité de diverses formations symphoniques japonaises. A partir de 1988, ses rencontres avec l’Orchestre National d’URSS, ou encore avec les Solistes de Moscou et Youri Bashmet, suscitent des tournées en ex-URSS.
Il se consacre autant au solo qu’à la musique de chambre et explore différents courants artistiques en compagnie d’ensembles comme l’Accroche-Note de Strasbourg, l’Ensemble Jean-Philippe Goude, les musiciens de l’Orchestre National de Lyon. Avec le violoniste Gilles Apap, il forme depuis 1996 un duo peu conformiste. Musicien éclectique, il se tourne avec la même jubilation vers le jazz classique, juxtaposant sans complexe Bartók et des « standards » américains.
