Festival Berlioz  - La Côte St André - Isère






 



Musée Hector-Berlioz
 

Installé dans la maison familiale du compositeur au cœur de La Côte-saint-André et totalement réhabilité en 2003, le Musée Hector-Berlioz évoque la vie et l'œuvre du grand musicien romantique




Hector Berlioz voit le jour le 11 décembre 1803, et reçoit ici une éducation marquée par l’empreinte d’un père médecin lui inculquant les idées d’un homme éclairé du XVIIIe siècle. Il découvre la musique et compose, très jeune, ses premières romances.

En ces murs, Hector passe les dix-huit premières années de sa vie avant de partir à Paris et se consacrer pleinement à sa vocation musicale. Il gardera cependant un certain attachement pour le Dauphiné, terre de son enfance et de ses premiers émois amoureux, dont la nostalgie marquera à jamais son œuvre musical.

Hector, qui nous guide à travers sa demeure grâce à l’écoute d’extraits de ses Mémoires et de sa correspondance, nous permet d’appréhender quelque peu son intimité et d’entrevoir la richesse de sa personnalité dont la singularité a marqué profondément l'histoire musicale française et européenne. Elle se dévoile peu à peu à travers les diverses pièces de la maison, qui ont conservé pour la plupart leur décor d'origine.


Exposition temporaire :
Divas. Les interprètes de Berlioz
A partir du 27 juin 2008

Alors que l’on fêtait en 2007 les 30 ans de la disparition de La Callas, la cantatrice Cécilia Bartoli ressuscite cette année celle qui incarnait la diva romantique par excellence, adorée dès ses premiers rôles : la Malibran. Le Musée Hector - Berlioz saisit ces opportunités pour proposer au public une nouvelle exposition évoquant les cantatrices qui créèrent les rôles féminins de Berlioz puis celles qui, jusqu’à nos jours, interprètent le répertoire du compositeur.

De Cassandre à Didon dans Les Troyens, de Marguerite dans La Damnation de Faust à Béatrice dans Béatrice et Bénédict ou Teresa dans Benvenuto Cellini, toutes furent les figures féminines rêvées du compositeur et les premières « idoles » de l’histoire de la musique. Mais qui sont, à côté des musiciens et des instrumentistes, ces diva assoluta, ces créatures « sublimes », dont le corps même est l’instrument ?

De Pauline Viardot (sœur de la Malibran) à Maria Callas, de « La Melba » à Susan Graham, en passant par Ninon Vallin ou Régine Crespin, celles qui succédèrent aux castrats grâce à la pureté de leur voix donnèrent naissance à un culte de la personnalité et à un mythe qui inspira tous les artistes, soulevant les passions les plus enflammées auprès des célébrités et du grand public. Adulées par les uns, fascinant les autres par leur virtuosité et leurs prouesses vocales - ou leur physique de charme… -, ces héroïnes dont l’heure de gloire se situe à la période romantique avant de renaître après la deuxième guerre mondiale, furent les déesses du chant et les reines de la scène, bien avant les stars du show business.

Aux côtés de documents originaux et de partitions dédicacées du musicien, l’exposition rassemblera de superbes portraits de chanteuses d’opéra qui ont marqué les XIX et XXe siècles, appartenant aux collections du musée ou provenant d’institutions parisiennes (Musée Carnavalet, Musée - Bibliothèque de l’Opéra et Bibliothèque nationale de France). Le Centre National du Costume de Scène nouvellement installé à Moulins prêtera de façon exceptionnelle la robe créée pour Régine Crespin dans le rôle de Didon (Les Troyens) à l’Opéra de Paris, caractéristique de l’esthétique de scène des années 1970.

À l’issue de l’exposition, l’auditorium du musée se prêtera à l’écoute d’enregistrements historiques (voix rares ou disparues) et au visionnement d’opéras filmés pour redécouvrir des artistes lyriques dont le timbre ou la personnalité ont envoûté les foules sur tous les continents. En contrepoint, une collaboration avec le Magasin, Centre national d’art contemporain de Grenoble, offrira au public une présentation de vidéos d’artistes travaillant sur la voix féminine et l’image animée.

 


Pendant le Festival, le musée est ouvert tous les jours de 10 à 20h

 

Musée Hector-Berlioz
69, rue de la République
38260 La Côte-Saint-André

Tél. 04 74 20 24 88
Fax 04 74 20 83 33
Entrée gratuite
Site web : www.musee-hector-berlioz.fr