Le festival Berlioz est organisé par l'Agence Iséroise de Diffusion Artistique

Aller au contenu

Avant-propos

Festival Berlioz 2009 : un programme

Parmi les géniales entreprises de Berlioz, il y en a une tellement réjouissante et si actuelle, si familière, si unanimement partagée - quels que soient les générations et les goûts musicaux - qu'on a fini par oublier qu'il en fut sinon l'inventeur, au moins l'incomparable promoteur dans cette forme et sous ce nom passés à la postérité : festival ! Car dès les années 30 (de 1800), Hector Berlioz organisait une série de manifestations musicales, autour d'un même lieu et d'une même idée, et nommait l'événement festival.
Juste retour alors que celui permis par le département de l'Isère à son enfant de La-Côte-Saint-André, le temps d'un Festival Berlioz, chaque été, dans la douce lumière des derniers jours d'août - qui ont aussi le charme de la possibilité de quelque formidable orage. (Les aménagements dans la cour du Château Louis XI permettent désormais de concilier l'improbable : la protection contre la pluie, l'acoustique d'une salle de concert et les sensations et décors du plein air.)

Festival Berlioz ! Cela sonne comme un programme et sera le thème éponyme de cette édition 2009, riche de nouveautés. Oui, 140 ans après la disparition de l'artiste et malgré nos oreilles (dé?)formées par les technico-musicales inventions de l'entre-temps - gramophone, microphone, microsillon, stéréophonie, synthétiseur, CD, MAO et autres spatialisateurs - on croit à la force inégalée du concert lorsqu'il propose les effets fous d'une instrumentation audacieuse et les douceurs, tensions, silences et fulgurances de la musique de Berlioz. Et la beauté fragile de l'instant non reproductible où l'interprète - chefs, solistes, orchestres, chœurs – rencontre le public, et prend le risque de partager ce qu'entendait (nous faire entendre) le créateur...

Fêter Berlioz à La Côte-Saint-André c'est aussi l'occasion de le découvrir dans son éternelle jeunesse, et vouloir approcher ses audaces, ses emportements, ses courages et découragements, ses passions incroyables et ses innombrables talents.
Au programme : Berlioz et ses compositions, évidemment. Des Ouvertures (Le Carnaval Romain, Waverley, Le Roi Lear, Les Francs-juges, Le Corsaire, Béatrice et Bénédict, Benvenuto Cellini) à La Symphonie Fantastique, suivie de Lélio, comme il le souhaitait. Et ses nombreuses œuvres aux formes inouïes puisqu'elles dépassaient le connu et demeurent aujourd'hui inclassables, modèles uniques, singuliers : Harold en Italie, Les Nuits d'été, Rêverie et Caprice, les Mélodies Irlandaises et, en intégralité, Roméo et Juliette.   
Berlioz et ses inspirations : Beethoven, Gluck, Weber ou Shakespeare qui ne fut pas moins important. Berlioz et ses contemporains - comme les lointains Rossini et Verdi - et amis (amitiés souvent compliquées) : Schumann, Liszt ou Mendelssohn, né il y a 200 ans et particulièrement à l'honneur cet été. Berlioz et sa postérité : si on considère avec nous, qu'en France (et sans doute pas seulement), après lui, les compositeurs symphoniques lui devraient tous quelque chose. Ainsi de Chabrier, Roussel, Ravel ou le rare Magnard. Enfin Berlioz et ses écrits, dans l'intimité de son musée/maison, pour des conférences liées au sujet et des moments musicaux, sous le balcon d'Hector, autour ou détournant le Traité d'instrumentation...

Et mille autres surprises encore, avec Berlioz au cœur, au centre, en périphérie, en modèle, en inspirateur, en aiguillon, au Château, au Cinéma, au Musée, sous la Halle, dans les églises, dans les rues, dans les champs, au-delà de La-Côte-Saint-André, au-delà du Pays de Bièvre-Liers, en écho dans toute l'Isère, dépassant l'ancien Dauphiné, gagnant Paris, Londres, Moscou, gagnant le monde par la musique et nous faisant entendre en retour qu'il faut composer et aimer, infiniment. 

Bruno Messina, directeur artistique

accueil actualités plan du site recherche aide contact