Le festival Berlioz est organisé par l'Agence Iséroise de Diffusion Artistique

Aller au contenu

Feuilletons et Mémoires

Mardi 24 août - 21h  - Château Louis XI

Ensemble orchestral de Paris
Jean-François Heisser, direction
Isabelle Cals, soprano
Daniel Mesguich, récitant

L. van Beethoven : Coriolan, en Ut m, op. 62 (ouverture) et air : « Ah ! Perfido... »
C.-M. von Weber : Konzertstück pour piano et orchestre en Fa m, op. 79
Cherubini : Faniska, ouverture et Médée, air de Médée « Du trouble affreux qui me dévore... »
F.-J. Gossec : Symphonie « La chasse »
G. Spontini : La Vestale, air de Julia « Toi que j'implore avec effroi... »

En partenariat avec le Centre de Musique Romantique Française

 

> Réserver en ligne

 

« Qu’on me donne donc des partitions à écrire, des orchestres à conduire, des répétitions à diriger […] ; qu’on me fasse porter des pupitres, des contre-basses, des harpes, déplacer des estrades […] ; qu’on m’oblige ensuite, pour me reposer, à corriger pendant la nuit les fautes des graveurs ou des copistes ; je l’ai fait, je le fais, je le ferai […] ! Mais sempiternellement feuilletoniser pour vivre ! […] Parler ce soir d’un grand maître et demain d’un crétin avec le même sérieux, dans la même langue ! employer son temps, son intelligence, son courage, sa patience à ce labeur […] Oh ! c’est le comble de l’humiliation ! mieux vaudrait être... ministre des Finances d’une république » !

A l’occasion de la nouvelle édition des Mémoires, soirée exceptionnelle autour de Berlioz écrivain : des pièces et grands airs des compositeurs adorés ou moqués dans les feuilletons à quelques extraits choisis des Mémoires… Avec l’Ensemble Orchestral de Paris, Jean-François Heisser à la direction et au piano, le retour de la merveilleuse Isabelle Cals (Juliette l’an dernier mais cette année Vestale !) et l’immense comédien Daniel Mesguich, directeur de la grande « Maison » où fut créée la Symphonie fantastique !

 

 

Ensemble orchestral de Paris

alt

Depuis sa création en 1978, l’Ensemble orchestral de Paris s’affirme comme l’orchestre de chambre de référence en France. La forme originale de ses concerts, ses lectures « chambristes » des œuvres, son travail de décloisonnement des répertoires et des lieux font de l'Ensemble orchestral une formation unique à Paris. Ces choix d’interprétation sont renforcés par les couleurs particulières que l’orchestre donne à ses saisons, notamment la voix et le répertoire d’oratorio.
Après les dernières directions musicales par Jean-Pierre Wallez, Armin Jordan, Jean-Jacques Kantorow et John Nelson, qui en est l'actuel directeur musical honoraire, l’Ensemble orchestral de Paris s’entoure aujourd'hui d’artistes associés partageant son engagement et sa vision « chambriste » du répertoire : Joseph Swensen, premier chef invité et conseiller artistique ; accentus et Laurence Equilbey, pour un compagnonnage sur le répertoire avec voix ; Deborah Nemtanu, violon solo super soliste et Nicolas Bacri, compositeur associé.
L’Ensemble orchestral de Paris collabore ainsi avec les plus grands artistes : Heinrich Schiff, Louis Langrée, Maxim Vengerov, Frans Brüggen, Masaaki Suzuki, Thomas Zehetmair, Boris Berezovski, Douglas Boyd, Brigitte Engerer, Patricia Kopatchinskaja, Jeffrey Kahane, Sir Roger Norrington, Paul McCreesh, Stephen Kovacevich ou Vadim Repin, pour n’en citer que quelques-uns.
Au-delà de sa saison parisienne au théâtre des Champs-Élysées et à la Cathédrale Notre-Dame de Paris, de concerts ou opéras à la Cité de la Musique, la salle Pleyel ou au Théâtre du Châtelet, l’Ensemble orchestral étend son rayonnement en France et à l’étranger : tournées au Japon, en Espagne, en Amérique du Sud; concerts à Lucerne, Londres ou Bratislava; participations à de grands festivals (Schleswig Holstein, Folles Journées, Saint-Denis, La Roque d’Anthéron, etc.).
Au cours des dix dernières années, l’Ensemble orchestral de Paris s’est fait remarquer avec plus d’une vingtaine d’enregistrements mettant en valeur les répertoires vocaux, d’oratorio, d’orchestre de chambre et la musique d’aujourd’hui. En témoignent notamment les DVD de La Messe en si de Bach à la Cathédrale Notre-Dame de Paris et de l’intégrale des concertos pour piano de Beethoven avec François-René Duchâble, à l’Opéra royal de Versailles ; les CD de l’intégrale des symphonies de Beethoven dirigées par John Nelson, les concertos pour piano de Saint-Saëns avec Brigitte Engerer ou les concertos pour piano de Chopin avec Boris Berezovsky.
Parallèlement à ces activités, l'Ensemble orchestral de Paris porte une attention toute particulière à l'engagement citoyen ; avec la volonté de se tourner vers les publics empêchés, il souhaite inscrire une part de ses activités sur les territoires de la ville de Paris.
Dans ce sens, il propose des actions culturelles et pédagogiques, et met en place des mini-résidences dans certains quartiers parisiens (les XXe, XVe, XVIIIe et XIe arrondissements). Il encourage également l'insertion professionnelle et la formation, avec l’Académie de direction d’orchestre de Vendôme, et par le renouvellement du partenariat avec le Conservatoire à rayonnement régional de Paris.
L’Ensemble orchestral de Paris reçoit les soutiens de la Ville de Paris, du Ministère de la culture et des mécènes de l’association Crescendo.

 

Isabelle Cals

Diplômée de Hautes Études Internationales et titulaire d’une maîtrise de chinois, la mezzo-soprano Isabelle CALS intègre le centre de formation lyrique de l’Opéra national de Paris en 1995 et débute sur la scène de l’Opéra Bastille en 1996-1997 dans Parsifal. Elle y sera réinvitée par la suite pour Annina (La Traviata), Mercedes (Carmen), Rosette, Javotte (Manon), Tebaldo (Don Carlo), Zweite Zofe (Der Zwerg) et L’Enfant et les sortilèges.
Elle a chanté Mercedes à Avignon, Sesto (Giulio Cesare) et Mélisande (mise en scène Yannis Kokkos, direction Hans Graf) à l’Opéra de Bordeaux, L’Heure espagnole (direction Jesus Lopez-Cobos) à Vichy, Nice et Paris, L’Enfant et les sortilèges à Bruxelles, Isolier (Le Comte Ory) à l’Opéra-Comique et à Toulouse, Stefano (Roméo et Juliette) à Orange et Nice et Siébel (Faust) à Turin et à Lille. Avec le London Symphony Orchestra placé sous la direction de Sir Colin Davis, elle a successivement interprété les rôles d’Ascanio (Benvenuto Cellini) et d’Ascagne (Les Troyens), rôle qu’elle chante aussi à Amsterdam, avant d’être Marguerite (La Damnation de Faust) à Riga, Ascanio avec l’Orchestre de Paris, Meg Page (Falstaff) à l’Opéra de Bordeaux, la bergère, le pâtre, la chatte, l’écureuil (L’Enfant et les Sortilèges) au Théâtre des Champs-Elysées, Béatrice dans Béatrice et Bénédict au Châtelet (direction John Nelson), Mercedes à la Scala de Milan et Sexto (La Clemenza di Tito) à Metz. Elle vient de chanter le rôle-titre de Carmen à Lausanne.
En concert, elle chante La Demoiselle élue de Debussy (direction James Conlon à Cologne), Le Journal d’un disparu de Janacek, Il Tramonto de Respighi, La Chanson perpétuelle de Chausson, Les Nuits d’été (avec l’orchestre du Capitole) et Shéhérazade de Ravel (direction François-Xavier Roth), le Stabat Mater de Rossini, le Requiem de Mozart à Bordeaux, Nantes et Bilbao. Elle a participé aux enregistrements de Carmen pour EMI (direction Michel Plasson), des Troyens (live du London Symphony Orchestra 2001 (direction Sir Colin Davis), de Manon et de Thaïs pour Decca (2000).
Parmi ses projets, Les Contes d’Hoffmann à Graz, Benvenuto Cellini à Londres avec le London Symphony Orchestra, La Clémence de Titus à Caen, le Requiem de Mozart avec l’Orc h e s t re National de Lille et l’Orchestre national de Bordeaux Aquitaine, Thérèse Raquin au Royal Opera House Linbury, Pelléas et Mélisande à Toulon, Les Troyens à Genève et La Belle Hélène à l’Opéra de Metz.

 

Daniel Mesguich

Comédien, metteur en scène, Daniel Mesguich enseigne aussi au Conservatoire depuis 1983. Après avoir été l'élève d'Antoine Vitez, il fonde sa première compagnie, le Théâtre du Miroir en 1974. Daniel Mesguich a dirigé le Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis ainsi que le Théâtre de la Métaphore à Lille. En plus de son inlassable travail de metteur en scène, il écrit des essais (L'Éternel Éphémère, éditions Verdier) et a notamment traduit Shakespeare! Daniel Mesguich a été nommé directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique (CNSAD) de Paris en 2007 pour un mandat de 3 ans.

 

 

 

 

 

 

 

Jean-François Heisser

"Artiste complet", l’expression prend tout son sens avec Jean-François Heisser, pianiste, chef d’orchestre, pédagogue à la vaste culture et à la curiosité sans cesse en éveil.
Né à Saint-Etienne, titulaire de six premiers prix au Conservatoire de Paris, il est le disciple et l’héritier de Vlado Perlemuter et Henriette Puig-Roger avant de se perfectionner auprès de Maria Curcio, récemment disparue. Il enseigne à son tour depuis 1991 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Parmi ses disciples on peut citer Bertrand Chamayou et Jean-Frédéric Neuburger avec lesquels il entretient une relation de grande complicité musicale.
Le début de son parcours est partagé entre la musique de chambre, une activité soliste et la musique contemporaine : il joue entre autres la Turangalilâ-Symphonie et Des Canyons aux Étoiles d’Olivier Messiaen avec les plus grands orchestres sous la direction de Mehta, Janowski ou Segerstam. Ses premiers enregistrements marquants sont "l’œuvre pour piano" de Paul Dukas, le coffret "Espagne" (six CD chez Erato). Le fil conducteur de sa carrière reste toutefois Beethoven, compositeur dont il enregistre les dernières Sonates, Bagatelles et Variations Diabelli (2 CD chez Naïve, 2000).
Depuis 2001, sa carrière a évolué vers une activité conjuguée de soliste et de chef d’orchestre. Développant le projet de l’Orchestre Poitou-Charentes, "orchestre Mozart", il l’a hissé au plus haut niveau des formations françaises, ainsi qu’en atteste l’enregistrement De Falla (L'Amour Sorcier, Les Tréteaux de Maître Pierre, Mirare, 2007), salué par une presse unanime.
Aucune terra incognita ne décourage l’insatiable défricheur au jugement avisé qu’est Jean-François Heisser. C’est ainsi que le pianiste a récemment créé le Concerto de Gilbert Amy (Orchestre philharmonique de Radio France), La Ville de Philippe Manoury (commande de Piano aux Jacobins enregistrée chez Praga), tandis que le pianiste et chef révélait, avec l'OPC, Terra Ignota de ce compositeur (Bouffes du Nord, 2008).
Son exigence d’interprète le pousse à jouer régulièrement sur pianos historiques (Weber, les quatre Sonates chez Praga, Konzertstück chez Mirare, sur piano Erard). Avec le chef François-Xavier Roth et son orchestre "Les Siècles", il alterne claviers modernes (les trois Concertos de Bartók) et instruments d’époque (Saint-Saëns).
En 2009, il joue Beethoven au Concertgebouw d’Amsterdam avec Jean-Claude Casadesus, Prokofiev à l’Opéra de Berlin, Saint-Saëns à l’Opéra Comique de Paris et enfin les cinq concertos de Beethoven qu’il dirigera du piano avec l’OPC le 18 octobre. En parallèle, il a dirigé depuis 2008 les orchestres de Bordeaux, Île de France, Auvergne, Pays de Savoie, Colonne, Grenade, etc.
Ses prochaines parutions discographiques proposeront une nouvelle version d’Iberia d’Albéniz (présentée au Théâtre de la Ville le 3 octobre 2009) un hommage au pianiste Ricardo Viñes ; Debussy (avec Hervé Niquet, Marie-Josèphe Jude et le chœur de la Radio Flamande) et le 4e Concerto de Saint-Saëns (enregistré en live à l’Opéra Comique avec François-Xavier Roth et "Les Siècles").
Il préside également l'Académie Maurice Ravel de Saint-Jean-de-Luz et assure la programmation des Soirées musicales d'Arles.

 

Les avis sur ce spectacle

Il n'y a pas encore d'avis pour ce spectacle

Déposer un avis




accueil actualités plan du site recherche aide contact