Le festival Berlioz est organisé par l'Agence Iséroise de Diffusion Artistique

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Fleurs, fleuves et sommets

Jeudi 26 août - 21h  - Château Louis XI

Orchestre des Pays de Savoie
Nicolas Chalvin, direction
Hervé Billaut, piano
Naoko Ogihara, violon

R. Wagner : Siegfried Idyll
L. van Beethoven : concerto pour piano n° 4 en Sol M, op. 58
H. Berlioz : Rêverie et caprice, romance pour violon et orchestre, op. 8
L. van Beethoven : Symphonie n° 1 en Ut M, op. 21

 

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« Je suis dans un village dont le calme et la paix contrastent étrangement avec le tumulte qui régnait encore il y a peu de jours dans les villes voisines. Koenig’s-Winter est sur l’autre rive du Rhin, en face de Bonn. Ses paysans sont tout fiers de l’illustration qui rejaillit vers eux. Plusieurs vieillards prétendent avoir connu Beethoven dans sa jeunesse. Traversant le fleuve en barque, il venait souvent alors, disent-ils, rêver et travailler dans leurs plaines. Beethoven eut, en effet, un grand amour pour la campagne ; ce sentiment a beaucoup influé sur son style, et il se fait jour quelquefois dans celles même de ses compositions dont la tendance n’a rien de pastoral. Il conserva jusqu’à la fin de sa vie cette habitude d’errer seul dans les champs, sans tenir compte du gîte dont il aurait besoin pour la nuit, oubliant le manger et le dormir, et fort peu attentif, en conséquence, aux enclos réservés et aux ordonnances sur la chasse. On prétend, à ce sujet, qu’un jour, aux environ de Vienne, il fut arrêté par un garde qui s’obstinait à le prendre pour un braconnier tendant des pièges aux cailles, dans le blé en fleur où il était assis ». Il ne suffirait pas de grand-chose pour que cette évocation de Beethoven par Berlioz puisse être transposée aux rêveries de Berlioz lui-même, dans les paysages de La Côte-Saint-André. Et s’accorder, le temps de cette idylle composée dans un moment de paix à Tribschen, entre lac et montagnes, à Wagner…

Programme magnifique à découvrir sous la baguette de Nicolas Chalvin à la tête de l’Orchestre des Pays de Savoie. Avec Naoko Ogihara, au violon solo, et un trop rare et merveilleux pianiste, Hervé Billaut.

Bruno Messina

 

L’Orchestre des Pays de Savoie

Créé en 1984 avec le soutien de l’Entente régionale de Savoie (devenue Assemblée des Pays de Savoie), de la Région Rhône-Alpes et du Ministère de la Culture, l’Orchestre des Pays de Savoie est la concrétisation d’une collaboration fructueuse entre les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie.
Depuis sa création, se sont succédés à sa tête Patrice Fontanarosa, Tibor Varga, Mark Foster et Graziella Contratto. Sous l’impulsion de ses chefs d’orchestre successifs, l’Orchestre des Pays de Savoie est devenu l’une des formations françaises les plus dynamiques. Depuis septembre 2009, Nicolas Chalvin en assure la direction musicale.
Parallèlement aux saisons musicales de l’orchestre, se met en place une politique d’action culturelle auprès du jeune public avec des opérations telles que Collégiens au concert et Campus en musique, et auprès du public moins favorisé.
L’Orchestre des Pays de Savoie se produit essentiellement en Savoie et Haute-Savoie, mais également dans l’ensemble de la région Rhône-Alpes, ainsi qu’en France et à l’étranger. Il est invité à se produire dans des salles prestigieuses : l’Amphithéâtre à l’Opéra Bastille, la Cité de la Musique à Paris, le Victoria Hall de Genève, la Kapella de Saint-Petersbourg, la salle Rachmaninov à Moscou, le Théâtre Mohammed V à Rabat…
Présent dans de nombreux festivals (La Chaise-Dieu, Saoû chante Mozart, Berlioz, les Arts Jaillissants, Ambronay, Musique Ancienne de Lyon…), il poursuit une collaboration régulière avec les Solistes de Lyon - Bernard Tétu, l’Opéra-Théâtre, les Percussions Claviers de Lyon, la compagnie Ecuador… En avril 2008, ce travail de réseau s’est concrétisé en Rhône-Alpes par La folle tournée, avec quatre autres ensembles musicaux et cinq scènes régionales. Depuis 1991, il mène avec L’Orchestre de Chambre de Genève une expérience pionnière en matière de coopération transfrontalière.
Les chefs d’orchestres les plus prestigieux ont été invités à diriger l’Orchestre des Pays de Savoie : Reinhard Goebel, Christophe Coin, Jean-Jacques Kantorow, Ton Koopman, Arnold Oestman, Pascal Rophé, Pascal Verrot, Christopher Warren-Green, François-Xavier Roth, Jean Deroyer, Kenneth Weiss…
Il fait appel à des solistes de renommée internationale tels que Patricia Petibon, Nemanja Radulovic, Emmanuel Rossfelder, François-René Duchâble, Anne Gastinel, Laurent Korcia, Didier Lockwood, Isabelle Moretti, David Guerrier, Michel Portal, Frank Braley, Philippe Cassard, Nicholas Angelich, Pascal Amoyel, Marie Devellereau, Quatuor Rascher, Magali Léger, Xavier Phillips, Henri Demarquette, Renaud et Gautier Capuçon.
L’Orchestre des Pays de Savoie collabore également avec des artistes issus d’autres disciplines (fado avec Mísia, flamenco avec Juan Carmona, danse contemporaine avec Abou Lagraa, comédie musicale avec avec Jean Lacornerie, théâtre avec Jean-Cyril Vadi, jazz avec Richard Galliano et Emmanuel Bex…).

 

Nicolas Chalvin

Actuel Directeur musical de l’Orchestre des Pays de Savoie, Nicolas Chalvin a mené une brillante carrière de chambriste et de musicien d’orchestre, avant de se consacrer pleinement à la direction d’orchestre.
Après des études musicales au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, il est successivement Hautbois-Solo à l’Orchestre national de Lyon et à l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg.
Passionné de direction d’orchestre et d’opéra, c’est sur les plus vifs encouragements d’Armin Jordan, dont il fut l’assistant, et de Franz Welser-Möst, que sa carrière de chef d’orchestre débute en 2001 avec Lucio Silla de Mozart à Lausanne et à Caen.
Suivront immédiatement des engagements à l’Opéra de Lausanne, pour Véronique de Messager ainsi que les nouvelles productions de Niobé et Médée de Pascal Dusapin et à l’Opernhaus de Zürich pour le ballet La Belle Vie puis l’année suivante Daphnis et Chloé de Ravel, dans des chorégraphies de Heinz Spoerli.
Depuis, Nicolas Chalvin s’est produit dans de nombreuses maisons d’opéra, dirigeant des ouvrages qui témoignent d’une grande curiosité et qui sont autant d’occasions de travailler avec les plus grands metteurs en scène tels Matthew Jocelyn, Alain Garichot, Stephan Grögler, Omar Porras, Jérôme Savary, Daniel Slater, Jean-Louis Martinoty, Patrice Caurier et Moshe Leiser : Don Pasquale de Donizetti, Orphée de Gluck, Reigen de Boesmans, La Vie Parisienne d’Offenbach, Carmen de Bizet à l’Opéra de Lausanne, Le Nez de Chostakovitch, The Rake’s Progress de Stravinsky à Nantes-Angers Opéra, Maria-Stuarda, l’Elisir d’Amore, Don Pasquale de Donizetti, L’Italiana in Alger de Rossini, Le Songe d’une Nuit d’été de Britten au Théâtre de Caen, Véronique de Messager à Nancy et Rouen, Dolorès de Jolivet et Rita de Donizetti à Rennes, Cosi fan Tutte de Mozart au Grand Théâtre de Genève.
Parallèlement, Nicolas Chalvin se produit en concert à la tête de prestigieux orchestres dans un répertoire qui s’étend des premiers classiques (Mozart, Haydn) aux dernières oeuvres contemporaines. Il est invité notamment par l’Orchestre de Chambre de Lausanne, l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, l’Ensemble de Basse-Normandie, l’Orchestre Symphonique du Rhin Mulhouse, l’Orchestre d’Auvergne, l’Orchestre de Bretagne, l’Orchestre de l’Opéra de Nancy et de Lorraine, l’Orchestre national de Lyon, l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, l’Orchestre philharmonique de Wurtemberg. Son récent enregistrement de l’opéra Sophie Arnould de Gabriel Pierné (Orchestre Philharmonique du Luxembourg, label Timpani) a été salué par la critique et nominé aux BBC Awards 2008.
Parmi les projets de Nicolas Chalvin pour la saison 09/10, citons Eugène Onéguine de Tchaïkovski au Théâtre de Caen, mise en scène de Jean-Yves Ruf, et Les Troyens de Berlioz au Tiroler Landestheater d’Innsbruck, mise en scène de Brigitte Fassbaender.

Discographie
Saint-Saëns avec l’Orchestre de Bretagne chez Timpani
Les œuvres pour flûte et orchestre de Jolivet et F. Martin avec José Castellon (flûte) et l’Orchestre de Chambre de Lausanne
Sophie Arnould de Pierné avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg chez Timpani

Les avis sur ce spectacle

Christophe - Vendredi 27 Août 2010, 03:34

Quelle tristesse de ne pas pouvoir assister aux concerts du Festival Berlioz. Vivement les retransmissions en direct sur le site pour les berlioziens du monde !
Bon courage à toute l'équipe !!!!

PRUNETA - Vendredi 27 Août 2010, 12:41

Soirée magnifique, l'ambiance, le repas possible avant le spectacle, le lieu, rien ne manque pour nous faire apprécier ce concert très réussi. Le pianiste, la violoniste, le chef sympathique, j'étais enchantée pour la 1ère fois que je venais à ce festival ; sans oublier les effets de décor pour un final de fleurs....
Continuez, félicitations et merci (malgré le tarif un peu élevé).

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