Le festival Berlioz est organisé par l'Agence Iséroise de Diffusion Artistique

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L'adieu des bergers

Dimanche 22 août - 21h - Château Louis XI

Orchestre National de Lyon
Les Chœurs de Lyon – Bernard Tétu
Choeur Emelthée

Direction: Serge Baudo

H. Berlioz : L'enfance du Christ, op. 25

Le Récitant : Sébastien Droy
Marie : Marie-Claude Chappuis
Joseph : Olivier Lallouette
Hérode : Renaud Delaigue
Le père : Markus Hollop

Cette soirée est dédiée à la mémoire de Jean Boyer, fondateur du Festival Berlioz, décédé le18 juillet 2010.


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Etrangement, le plus grand succès du vivant de Berlioz, « L’Enfance du Christ », est né d’une mystification et d’une plaisanterie : Berlioz ayant d’abord écrit un chœur intitulé « L’Adieu des bergers » qu’il fit jouer comme une musique du passé en l’attribuant à un certain Pierre Ducré… Si Berlioz en a beaucoup ri, il n’en a pas moins pris cette tendre musique au sérieux l’intégrant ensuite au cœur d’une « Trilogie sacrée » (dans la deuxième partie, « La Fuite en Egypte ») qui devint l’œuvre la plus aimée du vivant de Berlioz et qui demeure un chef d’œuvre incomparable de lumière et de délicatesse. Ainsi, s’en serait-il moqué, dans L’Enfance du Christ la musique du sceptique Berlioz est nimbée d’une grâce et d’un mystère que certains qualifient de divin…

Avec l’émotion de retrouver à la direction de l’Orchestre National de Lyon le maestro Serge Baudo, auquel le public du festival reste indéfectiblement reconnaissant, une distribution de grands talents lyriques français, le jeune chœur Emelthée et les Chœurs de Lyon - Bernard Tétu.

Bruno Messina

 

SERGE BAUDO

Issu d’une famille de musiciens, Serge Baudo fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où après avoir obtenu une médaille en piano, il reçoit les prix d’harmonie, de percussion et de direction d’orchestre. A l’âge de vingt-deux ans, il entre à l’Orchestre de l’Opéra de Paris comme percussionniste et pianiste. Parallèlement, il compose des musiques de films. Il rencontre Joseph Kosma, assure l’orchestration de certaines de ses oeuvres, puis travaille avec Maurice Jarre et collabore avec Louis Malle.
En 1959, il embrasse définitivement la carrière de chef d’orchestre en étant nommé à la tête de l’Orchestre de la Radio de Nice. En 1962, Herbert von Karajan l’invite à venir diriger Pelléas et Mélisande à la Scala ainsi que plusieurs concerts à Berlin. Nommé chef permanent à l’Opéra de Paris en 1962, puis de l’Orchestre de Paris lors de sa fondation en 1967, aux côtés de Charles Munch, Serge Baudo est nommé directeur musical de l’Orchestre National de Lyon. De 1970 à 1988, il portera cette phalange à son plus haut niveau artistique. De nombreux enregistrements voient le jour. L’un d’eux, dédié à Ravel, sera couronné par un Disque d’Or et celui de Pelléas et Mélisande par un Grand Prix du Disque lyrique. Des tournées en Chine, au Japon, en Corée, Tchécoslovaquie, Allemagne, Suisse, Canada et aux Etats-Unis concourent à étendre la réputation de l’Orchestre, de son chef et de leur talent incomparable dans l’interprétation de la musique française.
En 1979, Serge Baudo crée le Festival Berlioz à Lyon, donnant ainsi un véritable élan à la connaissance de l’œuvre intégrale du compositeur, surtout prisé à l’extérieur de son pays natal. Il réalise en 1987 une intégrale des Troyens (Berlioz) qui fera date. En tant que chef invité, Serge Baudo a dirigé les plus grandes formations : l’Orchestre Philharmonique de Berlin, le RIAS Kammerchor Berlin, les Berliner Sinfoniker, les orchestres du Metropolitan Opera de New York et de l’Opéra de Vienne, celui du Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre Yomiuri et celui de la NHK au Japon, les Wiener Symphoniker, l’Orchestre de la Suisse Romande et celui de l’Opéra National de Paris, l’Orchestre du Teatro Colon à Bueno Aires. Il a fait ses débuts à Prague avec l’Orchestre Symphonique de Prague. Puis une longue et fructueuse collaboration avec les autres formations, dont la Philharmonie Tchèque, attache Serge Baudo à la République Tchèque et à ses artistes. Plusieurs compositeurs du XXe siècle lui ont confié leurs créations : Henri Dutilleux, Olivier Messiaen pour la première mondiale de Et Expecto Resurrectionem Mortuorum à la Cathédrale de Chartres et de La Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ à Lisbonne et à la BBC/Londres, Henri Tomasi, Darius Milhaud, Marius Constant, Daniel Lesur et Marcel Mihailovici et aujourd’hui Karel Husa dont Serge Baudo a créé récemment le Concerto pour orchestre. Il est invité, en décembre 2007, à venir diriger l’Orchestre de Paris, conjointement avec Seiji Ozawa, Christoph Von Dohnanyi et Christophe Eschenbach afin de fêter les quarante ans de cette formation.
Entre 2001 et 2006, Baudo a été directeur musical de l’Orchestre symphonique de Prague FOK, dont il est aujourd’hui directeur artistique d’honneur. Avec un autre orchestre renommé de Prague, la Philharmonie tchèque, il a notamment enregistré l’intégrale des symphonies et l’oratorio Jeanne au Bûcher d’Arthur Honegger, remportant un grand succès international.

 

ORCHESTRE NATIONAL DE LYON

altL’Orchestre national de Lyon est l’héritier de la Société des Grands concerts de Lyon, fondée en 1905 par George Martin Witkowski. En 1969, à l’initiative de la municipalité de Lyon et dans le cadre de la mise en place d’orchestres régionaux par Marcel Landowski, il devient un orchestre permanent de 102 musiciens, l’Orchestre philharmonique Rhône-Alpes. Dès lors, il est administré et soutenu financièrement par la Ville de Lyon, qui le dote en 1975 d’une salle de concert, l’Auditorium de Lyon, l’une des plus vastes de France avec ses 2000 places. Depuis la création de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon en 1983, il se consacre au répertoire symphonique, sous la nouvelle appellation d‘Orchestre national de Lyon. Après Louis Frémaux (1969-1971), l’ONL a eu pour directeurs musicaux Serge Baudo (1971-1987), Emmanuel Krivine (1978-2000) et David Robertson (également directeur artistique de l’auditorium de septembre 2000 à juin 2004). Grâce à eux, il s’est hissé au sein de l’élite internationale. Jun Märkl leur a succédé en septembre 2005 au poste de directeur musical de l’ONL. L’ONL a fait découvrir en première audition mondiale, européenne ou française les pièces des plus grands créateurs de notre temps, tels Pierre Boulez, Steve Reich ou plus récemment Marc-Antoine Dalbavie et Thierry Escaich,(compositeur en résidence de l’orchestre pour trois ans depuis septembre 2007). La richesse du répertoire de l’ONL se reflète dans une vaste discographie sous la baguette de Serge Baudo, Emmanuel Krivine et David Robertson notamment. L’arrivée de Jun Märkl à la tête de l’ONL a donné une nouvelle impulsion à cette politique discographique, avec plusieurs enregistrements et projets d’enregistrements chez Altus et Naxos.

 

CHOEURS DE LYON-BERNARD TÉTU

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Les Chœurs de Lyon-Bernard Tétu ont une configuration à géométrie variable et regroupent plusieurs formations : c’est tour à tour l’ensemble de solistes, le Chœur de chambre, le Chœur d’Oratorio de Lyon ou le chœur symphonique qui interprète des œuvres rares du patrimoine musical français, de grandes pages du répertoire romantique et les créations contemporaines.
Leurs programmes, riches de diversités, témoignent du travail de recherche qui les anime et jette des passerelles entre les musiques, entre le concert et le spectacle, associant parfois danseurs ou comédiens aux musiciens.
Installés à Lyon depuis une trentaine d’années, les Chœurs de Lyon-Bernard Tétu y présentent chaque année une saison de concerts. Ils rayonnent aussi dans les grands festivals français de musique et à l’étranger (Allemagne, Angleterre, Canada...).
Ce parcours est jalonné de belles rencontres avec des solistes de renom, des chefs et des orchestres prestigieux…
Partenaire vocal privilégié de l’Orchestre national de Lyon, ils collaborent avec la plupart des institutions culturelles lyonnaises. Cette carrière est indissociable de la personnalité de leur directeur musical Bernard Tétu, qui exerce une triple activité de chef d’orchestre, de chef de chœur et de professeur de direction et avec qui ils ont reçu le prix de l’Institut de France décerné par l’Académie des Beaux Arts.

Les Chœurs de Lyon-Bernard Tétu sont subventionnés par le Ministère de la Culture et de la Communication, la Région Rhône-Alpes, le Département du Rhône et la Ville de Lyon.

 

JEUNES CHANTEUSES DU CHOEUR EMELTHÉE                                                                                                         (Direction Marie-Laure Teissèdre)

Créé en septembre 2005, l’Ensemble Emelthée est un choeur de jeunes chanteurs en voie de professionnalisation. Choeur de production mais aussi choeur de formation, les chanteurs d’Emelthée abordent un répertoire très large qui s’étend de l’époque baroque à la création contemporaine. Ensemble à géométrie variable, Emelthée se produit aussi en effectif plus réduit (un par voix ou sous forme d’ateliers). Concerts avec orchestre, a cappella et productions scéniques (Didon et Enée de Purcell au Festival d’Ambronay, le Toast du Nouvel An, Tea-Time chez Alice, Les Poules de Labruyère…) font partie des expériences de ce jeune choeur. Emelthée se produit lors de festivals (Festival d’Ambronay, la Musique fait son théâtre, Festival de Saint-Donat) et s’associe régulièrement à d’autres ensembles comme les Choeurs et Solistes de Lyon-Bernard Tétu ou l’Ensemble Boréades.

 

 

 

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