Le festival Berlioz est organisé par l'Agence Iséroise de Diffusion Artistique

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Banquet Polyphonique Géorgien

lundi 23 août - 21h  - La Côte-Saint-André : Chapelle de la Fondation d'Auteuil

Concert complet

Concert et repas dans la grande tradition géorgienne

Ensemble Anchiskhati
Chefs cuisiniers : Russudan Giorkhelidze, Gurguen Sadrobelachvili et Tina Tcholokachvili

Avec la complicité du Festival 38èmes Rugissants.

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Comme un clin d’œil à ces fameux banquets en l’honneur de Berlioz (Bordeaux, Weimar, Bonn, Londres, Grenoble, etc.) racontés de manière savoureuse dans ses divers articles ou lettres, le Festival Berlioz propose une expérience gastronomique et musicale unique.
Trois cuisiniers, les valises pleines de recettes et d’épices inconnues, et le chœur d’hommes Anchiskhati, venus spécialement de Géorgie, partageront avec nous la tradition d’un banquet musical inouï, où les toasts à Berlioz seront portés et suivis de chants utilisant le krimananchuli, une technique vocale, sorte de jodel (mais plus spectaculaire encore que celui que nous connaissons dans les Alpes) originaire de Géorgie occidentale.
Et aux esprits chagrins nous rappellerons trois points qui pourraient justifier cette soirée :

1) les banquets étaient fréquents au siècle de Berlioz (même la chute de la Monarchie de Juillet, en 1848, est le résultat d’une « campagne des banquets » ! ) ;
2) les pratiques vocales rustiques ont souvent fasciné ou fait rêver Berlioz (le Ranz des vaches en Suisse, les pifferari des Abruzzes, les laboureurs de Sardaigne, etc.) ;
3) le vin et la fête n’étaient pas pour déplaire à Berlioz qui n’hésita jamais à porter le verre en l’air (en témoignent la correspondance, les Mémoires, Béatrice et Benedict ou encore Les Soirées de l’Orchestre…)

« Et  je veux être bon aujourd’hui, mais bon comme ces gros canons de nos remparts, inoffensivement couchés au soleil et dans la gueule desquels les poules font leur nid. Je veux porter un toast tout simple, tout cordial […].
Je répète donc le toast
» rajoute encore Berlioz : « Aux artistes que rien ne saurait avilir ni décourager, aux artistes véritables, à ceux qui vous ressemblent, aux persévérants, aux vaillants, aux forts ! »

Bruno Messina

 


Ensemble Anchiskhati

altLa tradition unique du chant polyphonique en Géorgie remonte vraisemblablement à l’Antiquité préchrétienne, mais c’est au cours du haut Moyen-Age qu’elle est attestée et se trouve intégrée à la liturgie chrétienne. Le chant choral s’est alors développé dans les monastères des régions montagneuses reculées du Caucase et s'est diffusé dans une musique profane également remarquable. Cette musique célèbre tous les aspects de la vie de village, la chasse, la fête, le mariage, les funérailles et les berceuses. Elle est interprétée avec des techniques vocales particulièrement spectaculaires et exotiques, comme le krimananchuli, sorte de jodel originaire de Géorgie occidentale. Les membres du choeur d’hommes Anchiskhati viennent des différentes régions de Géorgie et ont reçu la transmission de cet univers sonore unique de leurs parents et de leurs grands-parents, ou encore de la pratique villageoise.Mais ils sont aussi des musiciens chevronnés et des ethnomusicologues passionnés, qui enseignent et dirigent des ateliers de formation. On peut les écouter régulièrement en la plus ancienne église Anchiskhati (VIème s.) de Tbilissi (Géorgie). Pour le Festival Berlioz, ils animeront musicalement le repas à travers chants et toasts à leurs hôtes... et à Berlioz, évidemment.

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