
Orchestre de l'Opéra de Reims
Mardi 23 août - 21h - Château Louis XI
Orchestre de l'Opéra de Reims
Jean-Yves Aizic, direction
Sugeeta Fribourg, mise en espace
Hector, Anne Rodier
Le père, Florian Westphal
La mère, Nathalie Espallier
Estelle, Txelin Victores-Benavente
Le colonel Marmion, Jean Goyeche
Corsino, Jean-Michel Caunes
Nanci, Anne Le Coutour
Gérard Condé - Christian Wasselin : Les Orages désirés
> Réserver en ligne
Orchestre de l'Opéra de Reims
Dans le cadre de la programmation du GTR, l’orchestre aborde chaque saison le répertoire lyrique et symphonique ainsi que celui de l’opérette et de la comédie musicale.
Placé sous la direction de différents chefs invités parmi lesquels Paul Ethuin, Andréas Stoehr, Patrick Davin, Jean Yves Ossonce, Dominique Trottein, Alain Altinoglu, Cyril Diedrich, Antonio Fogliani, Vincent Barthe, Jean Claude Malgoire, Jean Luc Tingaud, Bruno Membrey, Didier Benetti, Luciano Accocella, Guy Condette, Paolo Olmi, Mark Foster, l’orchestre du Grand Théâtre de Reims rassemble une cinquantaine de musiciens professionnels, principalement originaires de la région et pour la plupart enseignants au sein des conservatoires de Reims, Troyes, Châlons en Champagne, Charleville-Mézières, Epernay, Sedan, Vitry le François, Laon...
L’orchestre se produit régulièrement en région à l’occasion de tournées (Givet, Sedan, Vouziers, Chaumont, Courcy…) dans lesquelles il a notamment pu se distinguer dans des programmes divers en formation symphonique ou en accompagnant l’Ensemble Akadêmia.
Ces concerts sont l’occasion de participer à l’opération « Musiques en coulisses » initiée par la Région Champagne–Ardenne. Ainsi, les musiciens de l’orchestre s’impliquent dans des séries de rencontres auprès des publics les plus diversifiés (scolaires, jeunes en situation de précarité ou de réinsertion, personnes âgées, populations empêchées). Ces temps de partage permettent d’appréhender un savoir faire et de découvrir le patrimoine musical.
La programmation du GTR donne aussi lieu à des tournées nationales. Ainsi, l’orchestre a interprété Cosi Fan Tutte de Mozart, Le Médecin malgré lui de Gounod, La Pietra del Paragone de Rossini, Le Médium de Menotti, Les Mamelles de Tirésias de Poulenc, Tosca de Puccini, Riders to the Sea de Vaughan Williams, Jules César de Haendel (saison 2011).
Gérard Condé, compositeur
Né en 1947, Gérard Condé compose d'abord en autodidacte puis fait ses études d'écriture au Conservatoire de Nancy, sa ville natale, avant de suivre à Paris, de 1969 à 1972, l'enseignement d'un disciple viennois de Schoenberg : Max Deutsch.
Il est l'auteur d'une cinquantaine d'oeuvres vocales et instrumentales, pour diverses formations, du solo à l'orchestre, incluant souvent une dimension théâtrale (notamment ses trois opéras “tout public” : La Chouette enrhumée, Salima, Les Orages désirés), qui ont fait l'objet de commandes de l'État ou de Radio-France.
Parmi ces partitions qui incluent parfois une dimension théâtrale, avec ou sans support littéraire, on citera Mémorial (1971-72) pour baryton et quintette à cordes ; Darjeeling (1976), rituel pour un chanteur, Rondo varié pour tubiste (1978), Rêve d'amour, action musicale (1982), deux Trios à cordes (1980 et 1986), Élans pour violoncelle et piano (1988), le Chant du silence pour baryton et orchestre (1992), les Miracles de l'Enfant Jésus pour choeur d'enfants (1994), Éveil pour orchestre (1995).
La plupart d'entre elles utilisent une technique d'écriture dérivée du principe de la série de douze sons mais, à travers l'usage de la gamme par tons entiers et d'intervalles consonants, il réintroduit les notions de polarité et de justesse absolue.
À partir de 1968, Gérard Condé a collaboré à un certain nombre de revues musicales ; en 1975, il entre au journal le Monde, auquel il consacre l'essentiel de son activité de critique.
Christian Wasselin, librettiste
Né en 1959 dans le Nord de la France, Christian Wasselin se partage entre la fiction et la musicographie. On lui doit notamment plusieurs livres consacrés à Berlioz (Berlioz, Les deux ailes de l'âme, éd. Gallimard ; Berlioz ou le Voyage d'Orphée, éd. du Rocher), des dramatiques radiophoniques (La Ville inoubliée, France Culture), des romans (Rue du bois de la lune, éd. Aléas ; Clara ou le soleil noir de Robert Schumann, éd. Scali). Il a également écrit le livret de l'opéra de Gérard Condé Les Orages désirés (créé en 2003 à Radio France, représenté au Grand Théâtre de Reims et à l'Opéra d'Avignon en février et mars 2009).
Par ailleurs, Christian Wasselin collabore à Opéra international puis à Opéra magazine depuis 1982 et a co-dirigé avec Pierre-René Serna le Cahier de l'Herne consacré à Berlioz. Il est enfin rédacteur en chef de « Fantastique », le journal en ligne des concerts de Radio France.
Les Orages désirés
Opéra en quatre tableaux, Les Orages désirés sont le fruit d’une commande de Radio France, dont la musique est signée Gérard Condé, et le livret Christian Wasselin.
Créés le 22 novembre 2003, année du bicentenaire de la naissance de Berlioz, Les Orages désirés empruntent leur titre à Chateaubriand et s’inspirent d’un épisode réel de la vie du musicien, qu’ils mettent en scène.
L’action se situe vers 1815 au pied des Alpes. Hector Berlioz, très jeune adolescent en proie à ses passions, ne sait comment avouer à Estelle l’amour qu’elle lui inspire. Il va peu à peu comprendre que cet émoi ne doit pas être dit et qu’il lui faut au contraire s'éloigner d'Estelle et devenir musicien afin de magnifier le sentiment douloureux qu’il éprouve. Ce choix n'est pas celui de l'art contre l'amour, mais celui de l'art qui transfigure l'amour et sauve de la mélancolie.
Sur cette trame, le librettiste Christian Wasselin a imaginé une suite d’épisodes tour à tour lyriques, rêveurs, comiques, révoltés, etc. portés par la musique de Gérard Condé qui se refuse à tout pastiche mais, toujours très mélodique et d’une instrumentation évocatrice, retrouve la forme et l’esprit de l’opéra à numéros avec airs, duos, ensembles, reliés tantôt par des récitatifs, tantôt par de brefs dialogues.
Les Orages désirés ont été créés en version de concert le 22 novembre 2003 à Radio France. La création scénique de l’opéra a eu lieu en février et mars 2009, au Grand-Théâtre de Reims puis à l’Opéra d’Avignon.
Jean-Yves Aizic
Né en 1973, il étudie le piano avec Denyse Rivière et poursuit ses études musicales au CNSM de Paris, où il obtiendra ses premiers prix dans les classes d'écriture, d'accompagnement vocal et de direction de chant.
Il a travaillé en tant que chef de chant et pianiste pour des théâtres lyriques tels que le Grand Théâtre de Tours, le Théâtre Graslin à Nantes, les Opéras de Rennes, Angers et Rouen, l'Opéra Comique ou encore le Châtelet. Il est aussi pianiste et directeur musical pour des compagnies telles que l'ARCAL, la Péniche Opéra, la Clef des Chants, la Chouette en Liesse ou le Grand Théâtre de Reims.
Passionné par la création musicale contemporaine, il participe aux productions des ensembles 2e2M et TM+ : Micromégas de Méfano, Liebestod d'Aperghis, Ubu Opéra de Bouchot, Jeu de pomme, jeu de Paul de Narboni, Cantatrix sopranica L. de Petit, L'épanchement d'Écho de Pesson et Dobbels. On pourra l'entendre cette année dans The Second Woman de Verrières au Théâtre des Bouffes du Nord et La Bête dans la jungle de Petit au Forum de Blanc-Mesnil.
Son goût pour la création le pousse aussi à faire découvrir ou reconstituer les chefs-d'oeuvres d'un passé pas si lointain : il participe en 2004 à la création française du mythique musical de Blitzstein The Cradle will rock puis récemment à celle d'On the Town de Bernstein (Châtelet 2008). En 2007, à la Bibliothèque Nationale de France, un concert hommage à Sacha Guitry lui permet de faire découvrir des extraits inédits de revues, mélodies et chansons d'auteurs tels que Messager, Terrasse, Wiener ou Trénet.
Dans un registre plus sérieux, sa réduction du Concertino pour piano et orchestre de Szpilman est éditée chez Boosey & Hawkes et il s'est spécialisé dans la restitution du patrimoine lyrique pour diverses maisons d'édition : il est ainsi réviseur pour l'Offenbach Edition Keck (Les Fées du Rhin, Fantasio, Le Papillon, Introduction Prière et Boléro, Il Signor Fagotto); il a reconstitué la version 1913 des Travaux d'Hercule de Claude Terrasse pour les éditions BMG ou encore la Theatralische Abentheuer, opéra de Mozart, Cimarosa et Goethe pour la Fondazione Pergolesi-Spontini. Il est également relecteur pour les éditions Universal Music et travaille actuellement sur la réduction pour piano de La Nuit de Gutenberg de Manoury.
On a pu entendre son adaptation française des Tréteaux de Maître Pierre de Falla au Forum de Blanc-Mesnil en mars 2010. En avril 2011, il dirigera l'ensemble Erik Satie dans une orchestration personnelle de Řikadla de Janacek. Au cours de l'été 2011, ce sera l'ensemble Tetraktys dans L'Isola disabitata de Haydn.
Sugeeta Fribourg
Passionnée de musique, elle a fait des études de chant et de violoncelle. Parallèlement à son activité de photographe, de 1978 à 1990, elle réalise des films de fictions et des documentaires (Belladona's Blues, Petite Fugue en Si, Muscle Plage, Histoire du Petit Chaperon Rouge, L’Enfant Sonore, Chanson à Mère...)
Puis, elle se tourne vers l'écriture dramatique et la mise en scène. En 1993, elle prend la direction de la Compagnie du Tabouret.
Depuis 1997, elle collabore étroitement avec l’Ensemble 2e2m, la plus ancienne formation française dévolue à la musique contemporaine.
Elle s’est également associée à l’Orchestre National des Pays de Loire à l’occasion de la création du Clown des neiges. Elle est actuellement directrice artistique de La Chouette en Liesse, une compagnie tournée vers la création musicale et théâtrale. Elle a animé également des ateliers d’écriture. Elle est deux fois boursière de l’Association Beaumarchais.
Anne Rodier
Née à Béziers, Anne Rodier étudie avec Eva Saurova, Mady Mesplé, Michèle Command, Christian Jean et Joëlle Vautier, et remporte en 1999 le Grand Prix de mélodie française au Concours International de Clermont-Ferrand.
Soprano au timbre chaud et à l’ambitus de trois octaves, elle aborde aussi bien les rôles du répertoire (Susanna, Nedda, Micaela, Ellen, Sicle dans L’Ormindo de Cavalli, Didon dans Dido and Aeneas de Purcell que la mélodie et le lied (Les Nuits d’été de Berlioz, des récitals consacrés à Offenbach, Viktor Ullmann et Kurt Weill, Kosma...) ou encore la création contemporaine : elle a été Berlioz adolescent dans Les Orages désirés de Gérard Condé à l’Opéra de Reims puis à l’Opéra d’Avignon en 2009, mais aussi Créuse dans Médée de Sergio Ortega, Alisée dans Hatim le généreux de Régis Campo, etc.
Elle participe également à des aventures qui mêlent musique, performance, cirque, danse contemporaine, théâtre, notamment Paraboles dans le cadre de la Nuit blanche à Paris en 2007, et Carmen, opéra de rue, deux spectacles repris partout dans le monde.
Nathalie Espallier
Parallèlement à une formation de comédienne à l’ENSATT de la rue Blanche, Nathalie Espallier suit des cours de chant et décide de s’y consacrer pleinement.
Après un prix de chant à l’unanimité , et avec les félicitations du Jury, au CNR d’Aubervilliers-La Courneuve, et divers concours, elle débute sa carrière à l’opéra d’Angers, puis à l’opéra de Dijon dans le rôle-titre de Carmen de Bizet qu’elle interprète depuis très régulièrement. Suivent alors d’autres rôles sur diverses scènes nationales et internationales ainsi que dans divers festivals : Nicklauss des Contes d’Hoffmann de Offenbach, Fenena de Nabucco de Verdi, Smeton de Anna Boleyn de Donizetti, la première Prieure des Dialogues des Carmélites de Poulenc, La Reine de Hamlet de A.Thomas…
Récemment, elle a ajouté à son répertoire, Adalgise de Norma de Bellini, Taven de Mireille de Gounod, et Azucena du Trouvère de Verdi. Elle n’oublie pas qu’elle vient du théâtre et chante de nombreux rôles du répertoire d’opérette : La Grande Duchesse de Gérolstein de Offenbach, Marion dans les Saltimbanques de L.Ganne, Orlovsky dans la Chauve-Souris de J.Strauss, Metella de la Vie Parisienne de Offenbach…
En musique sacrée, elle se produit dans les Requiem de Mozart, de Duruflé et de Verdi, dans les Stabat Mater de Rossini et de Pergolese, et dans la Petite Messe Solennelle de Rossini. Elle a également chanté la Servante et le jeune David dans le Roi David de Honegger.
Elle vient d’interpréter la Mère dans les Orages désirés de G.Condé à l’opéra d’ Avignon et au Grand Théâtre de Reims et a été cet été l’Opinion publique d’Orphée aux Enfers et Metella de la Vie parisienne d’Offenbach.
Le récital est une forme de spectacle qu’elle affectionne particulièrement pour son rapport intimiste au public : Siete canciones populares espanolas de Manuel de Falla, Cinco canciones negras de Montsalvatge, Mélodies de Duparc et Fauré…

Les avis sur ce spectacle
Il n'y a pas encore d'avis pour ce spectacle
Déposer un avis