
Orchestre National de Lyon
Samedi 27 août - 21h - Château Louis XI
Orchestre National de Lyon
Eliahu Inbal, direction
Charles Castronovo, ténor
Choeurs de Lyon-Bernard Tétu
Atelier choral
Alain Joutard, préparation des choeurs
Hector Berlioz : Roméo et Juliette (extraits)
Franz Liszt : Faust symphonie, pour ténor, choeur d'hommes et orchestre
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Orchestre National de Lyon
Héritier de la Société des Grands Concerts de Lyon, fondée par Georges Martin Witkowski, l’Orchestre national de Lyon a fêté en 2005 son centenaire. En 1969, dans le cadre de la fondation d’orchestres régionaux par Marcel Landowski, il est devenu un orchestre permanent, l’Orchestre philharmonique Rhône-Alpes. Depuis lors, il est administré et soutenu financièrement par la Ville de Lyon, qui l’a doté en 1975 d’une salle de concert, l’Auditorium, l’une des plus vastes de France avec ses 2100 places. Depuis la création de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon en 1983, il se consacre au répertoire symphonique, sous l’appellation d’Orchestre national de Lyon. Il compte aujourd’hui 104 musiciens. Après Louis Frémaux (1969-1971), l’ONL a eu pour directeurs musicaux Serge Baudo (1971- 1987), Emmanuel Krivine (1987-2000), David Robertson (2000-2004), Jun Märkl (2005-2011) et, à partir de septembre 2011, Leonard Slatkin. Sous leur houlette, il s’est hissé parmi les meilleures phalanges internationales. Ses tournées le mènent régulièrement au Japon, aux États-Unis et dans les principaux pays d’Europe. L’ONL a fait découvrir en première audition mondiale, européenne ou française les pièces des plus grands créateurs de notre temps, tels Pierre Boulez, Steve Reich, Marc-Antoine Dalbavie, Michael Jarrell ou plus récemment Thierry Escaich et Édith Canat de Chizy, compositeurs en résidence respectivement en 2007-2010 et en 2010-2011. La richesse du répertoire de l’ONL se reflète dans une vaste discographie, notamment une intégrale Debussy sous la baguette de Jun Märkl (Naxos). L’ONL est membre fondateur de Symphonet, premier réseau européen d’orchestres symphoniques, créé en 2004.
Eliahu Inbal
Né en Israël, Eliahu Inbal a étudié le violon et la compositition à l'Académie de Jérusalem puis a achevé ses études au Conservatoire Supérieur de Paris sur les recommandations de Leonard Bernstein. Louis Fourestier, Olivier Messiaen et Nadia Boulanger y ont été ses professeurs. Son évolution musicale a été largement influencée par Franco Ferrara à Hilversum, Pays Bas et apr Sergiu Celibidache à Sienne, Italie. Lauréat du premier prix de Direction d'Orchestre de Cantelli à 26 ans, Eliahu Inbal a depuis joui d'une carrière lucrative dirigeant les principaux orchestres en Europe, aux Etats-Unis et au Japon faisant de régulières apparitions dans les festivals internationaux.
En Allemagne, Eliahu Inbal a perfectionné son talent et son image grâce aux succès de ses prestation au RSO de Francfort et il est maintenant chef d'orchestre honoraire de cet ensemble. Il l'était également de l'Orchestre National de la RAI à Turin de 1995 à 2001. Devant la prééminence de ses interprétations talentueuses pendant toute cette époque, il fut récompensé du Prix Premio Abbiati et Premio Viotti décerné par la Critique italienne. De 2001 à 2005 Eliahu Inbal a été le principal chef d'orchestre de l'Orchestre Symphonique de Berlin, orchestre qu'il dirigeait régulièrement depuis 1992. Il a conduit ces trois orchestres susmentionnés au cours de tournées couronnées de succès à travers la Chine, la Corée, le Japon, l'Espagne ainsi que dans divers pays d'Amérique du Sud.
En janvier 2007, Eliahu Inbal a été nommé principal chef d'orchestre du Théâtre La Fenice à Venise, poste qu'il avait précédemment tenu de 1984 à 1987. Ces engagement lyriques l'ont amené à l'Opéra de Paris, Glyndebourne, Munich, Stuttgart, Hambourg et Zurich.
Après avoir été le chef d'orchestre du Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra en 2008, Eliahu Inbal occupa un poste auprès d'un autre important et vénérable orchestre : le Czech Philarmonic. Il dirige également chaque année le WDR Symphony Orchestra de Cologne dans le cycle Bruckner au Festival de Musique de Rheingau. Pendant la saison 2010/2011, Eliahu Inbal viendra comme chef d'orchestre invité du Concertgebouw d'Amsterdam, au Festival Mahler. En novembre 2010, il conduira trois représentations au Gewandhaus à Leipzig.
La large discographie de Eliahu Inbal comprend toutes les œuvres symphoniques de Berlioz, Brahms, Bruckner, Mahler, Ravel, Schumann, Schostakovich, Skriabin, Stavinsky, Richard Strauss ainsi que la Seconde Ecole de Vienne. Nombre de ses enregistrements ont reçu des prix tels que les Deutschen Schallplattenpreis, le Grand Prix du Disque et le Prix Caecilia.
En 1990, le gouvernement français a nommé Eliahu Inbal officier des Arts et des Lettres. En février 2011, il reçoit la Médaille d'Or du Mérite de la ville de Vienne, en mars 2006 le Goethe Badge d'Honneur et à l'automne suivant, l'Ordre du Mérite de la République Fédérale d'Allemagne.
Charles Castronovo
Charles Castronovo est reconnu en tant que ténor lyrique important et a figuré au Metropolitan Opera, au Royal Opera, au Berlin State Opera, au Bavarian State Opera, au Hamburg State Opera, au Vienna State Opera, à l’Opera National Paris, au Théâtre du Capitole de Toulouse, au Teatro Carlo Felice di Genova, au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, au Los Angeles Opera, au San Francisco Opera, au Festival de Salzbourg, au Santa Fe Opera et dans bien d’autres théâtres à la fois en Europe et aux Etats-Unis.
En septembre 2010 Charles Castronovo a chanté le rôle titre à la première mondiale de Il Postino de Daniel Catan en face de Placido Domingo à l’Opéra de Los Angeles. Ces prestations furent suivies de son rôle de Don Ottavio du Don Giovanni à son retour à l’Opéra National de Bavière où il chanta quelque temps plus tard le Gennaro du Lucrece Borgia. Il participa à une tournée de concerts avec Dmitri Hvorostovsky à Moscou, St Petersbourg, Ekaterinbourg et Perm avant ses débuts à l’Opéra de Dallas en tant que Roméo de Roméo et Juliette. Dans la même saison 2010/2011 il chanta à l’Opéra de Nice, le rôle de Nemorino ainsi que celui de Belmonte dans Die Entfuehrung aus dem Serail pour ses débuts au Teatro dell’Opera di Roma. En juillet 2011 il fera son entrée au Festival d’Aix-en-Provence comme Alfredo de La Traviata avec Nathalie Dessay et retournera à Paris pour la première française de Il Postino au Théâtre du Chatelet.
Charles Castronovo a ouvert la saison 2009/2010 à l’Opéra de Pris dans le nouveau et peu donné Mireille de Gounod mis en scène par Nicolas Joel, directeur général du théâtre, et dirigé par Marc Minkowski. Charles Castronovo également à Paris tenait le rôle de Nemorino de L’Elisir d’Amore face à Anna Netrebko et plus tard retournera à Helsinki pour Rigoletto. Cette saison Charles Castronovo a chanté deux rôles au Théâtre National de Berlin : le Rodolphe de La Bohème et le rôle titre de Faust. Également celui de Ferrando du Cosi Fan Tutte au Royal Opera House à Covent Garden et à l’Opéra National de Bavière à Munich comme Belmonte dans Die Entfuehrung aus dem Serail et fit ses débuts à l’Opera Company de Philadelphie comme Alfredo de La Traviata. Pendant l’été 2010 en partenariat avec sa femme Ekaterina Siurina, soprano internationalement connue, ils jouèrent dans Die Zauberfloete à l’Opéra de Santa Fe.
D’autres engagements récents comprennent pour Charles Castronovo l’interprétation de Nadir dans Les Pêcheurs de Perles au Washington Opera. Il est retourné au Hamburg State Opera pour L’Elisir d’amore et fit alors ses débuts à Helsinki dans le rôle du Duc de Mantoue de Rigoletto pour le Finnish Opera. En février 2009 il était en vedette dans la nouvelle présentation de Faust au Berlin State Opera puis en avril dans son premier Edgardo de Lucia di Lammermoor au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Il revint au San Francisco Opera dans La Traviata avec Anna Netrebko et fit ses débuts à Budapest dans le même rôle.
Né à New York, Charles Castronovo a complété ses études musicales à l’Université de l’État de Californie et a commencé sa carrière en tant qu’artiste-résident à l’Opéra de Los Angeles. Invité à participer au Programme Lindermann du Young Artists Development du Metropolitan Opera il y fit ses débuts à l’automne 1999 à la soirée d’ouverture dans I pagliacci. Puis venu au New York Philarmonic il débuta dans le rôle de Sam dans le Street Scene Kurt Weill. Castronove a figuré en 2000 au Santa Fe Opera en Pilade de l’Ermione de Rossini. Il débute au Boston Lyric Opera au printemps 2000, chantant pour la première fois le rôle de Don Ottavio du Don Giovanni et par la suite ajouta à son répertoire le Fenton de Falstaff et le Tamino de Die Zauberflöte respectivement à Boston et Pittsburgh. On l’a également entendu en Don Ottavio au Savonlinna Festival.
Pendant la saison 2001/2002 il ajoute à son répertoire de plus en plus important, les rôles de Camille du Die Lustige Wïtwe à Los Angeles, de Ferrando du Cosi fan tutte à Portland et l’Ernesto du Don Pascale à Boston. Il fit ses débuts d’artistes d’opéra pour l’Allemagne au Berlin State Opera dans le rôle d’ Ottavio sous la direction de Daniel Barenboim. Suivirent en France ses débuts scéniques à Toulouse dans Falstaff puis à Londres au Proms de 2002 dans l’Heure Espagnole de Ravel.
Pendant la saison 2002/2003, Charles Castronovo est retourné au Berlin State Opera en Don Ottavio. Il débuta au Chicago Symphony dans le Requiem de Berlioz sous la direction de Pierre Boulez puis à l’Opéra-Bastille en Feston. Durant cette même saison il ajouta deux nouveaux rôles à son répertoire en Nemorino de L’Elisir d’amore au Portland Opera et à Berlin puis en Alfredo de La traviata avec le Minnesota Opera. Charles Castronovo termina sa saison par une nouvelle figuration dans Cosi fan tutte à Santa Fe.
A l’automne 2003, il fit ses débuts au San Francisco Opera en Tamino de Die Zauberflöte puis au Vienna State Opera en décembre, rôle qu’il chanta également à Paris au printemps 2004. Il débuta à l’Opéra de Monte Carlo dans Cosi fan tutte et est retourné au Berlin State Opera pour l’Elisir d’amore. Cet artiste figura également à Athènes (Grèce) avec Ruth Ann Swenson dans une nouvelle production de La traviata.
Charles Castronovo fit ses débuts au Royal Opera, Covent Garden en septembre 2004 en Fernando du Cosi fan tutte. Il fit sa première italienne au Teatro Carlo Felice à Gènes puis au Berlin State Opera sous la direction de Daniel Barenboim dans la rôle d’Alfredo de La traviata.
Pendant l’été 2005 il a chanté pour la première fois le rôle de Nadir des Pêcheurs de perles au San Francisco Opera.
Au cours de la saison 2005/2006, il retourna à Covent Garden en Alfredo de La traviata puis au Vienna State Opera en Nemorino de l’Elisir d’amore et au Berlin State Opera en Don Ottavio sous la direction de Daniel Barenboim. Il débuta au Théatre de la Monnaie dans Falstaff et au Hamburg State Opera dans La traviata. Pendant cette saison trois nouveaux rôles entrèrent au répertoire de l’artiste : Rodolphe de La Bohème au Michigan Opera Theater et Belmonte du Die Entführung aus dem Serail à l’Opera Colorado et le rôle titre dans La Clemenza di Tito pour le Bayerische Rundfunk à Munich. L’artiste fit aussi des débuts avec l’Orchestra of the Age of Enlightenment dans le Stabat Mater de Rossini sous la direction de Mark Elder.
En août 2006 il débuta au Festival de Salzburg dans le rôle de Belmonte du Die Entfürhrung aus dem Serail. Ensuite il retourna au Berlin State Opera pour Cosi fan tutte et au Vienna State Opera en Tamino de la Die Zauberflöte ainsi qu’à l’Opéra National de Paris pour être Nemorino dans L’Elisir d’amore.
En février 2007, il a chanté son premier rôle de Duke dans Rigoletto à Bordeaux et retourna ensuite au San Francisco Opera pour le Don Ottavio du Don Giovanni.
Charles Castronovo a commencé sa saison 2007/2008 par la reprise à Toulouse de Le Roi d’Ys de Lalo. Après ses débuts en concert au Japon, il est retourné au Los Angeles Opera comme Don Ottavio et au Vienna State Opera pour Tamino.
En janvier 2008, il figure au Royal Opera House à Covent Garden pour une troisième reprise de La Traviata et revint plus tard dans la saison pour sa première en Tom Rakewell de la nouvelle production du The Rake’s Progress de Stravinsky.
Parmi ses autres projets on trouve le Virginia de Mercadante pour l’Opera Rara, le Nemorino de L’Elisir d’amore au Berlin State Opera suivi de son premier Elvino de La Sonnambula pour le Michigan Opera Theater et ses débuts à San Diego dans Les Pêcheurs de perles.
Il fit également ses débuts au Bavarian State Theater au Festival 2008 en Ferrando du Cosi fan Tutte suivis en Chine par des concerts commémorant les Jeux Olympiques d’Été 2008.
Choeurs de Lyon • Bernard Tétu
Les Chœurs de Lyon-Bernard Tétu ont une configuration à géométrie variable et regroupent plusieurs formations : c’est tour à tour l’ensemble de solistes, le Chœur de chambre, le Chœur d’oratorio de Lyon ou le chœur symphonique qui interprète des œuvres rares du patrimoine musical français, de grandes pages du répertoire romantique et les créations contemporaines.
Leurs programmes, riches de diversités, témoignent du travail de recherche qui les anime et jette des passerelles entre les musiques, entre le concert et le spectacle, associant parfois danseurs ou comédiens aux musiciens.
Installés à Lyon depuis une trentaine d’années, les Chœurs de Lyon-Bernard Tétu y présentent chaque année une saison de concerts. Ils rayonnent aussi dans les grands festivals français de musique et à l’étranger (Allemagne, Angleterre, Canada...). Ce parcours est jalonné de belles rencontres avec des solistes de renom, des chefs et des orchestres prestigieux. Partenaire vocal privilégié de l’Orchestre national de Lyon, ils collaborent avec la plupart des institutions culturelles lyonnaises.
Cette carrière est indissociable de la personnalité de leur directeur musical Bernard Tétu, qui exerce une triple activité de chef d’orchestre, de chef de chœur et de professeur de direction et avec qui ils ont reçu le prix de l’Institut de France décerné par l’académie des Beaux-Arts.
Les Chœurs de Lyon-Bernard Tétu sont subventionnés par le ministère de la Culture et de la Communication, la Région Rhône-Alpes, le Département du Rhône et la Ville de Lyon.
Ce choeur de solistes réunit dans un même esprit de musique de chambre des chanteurs au talent confirmé, tous professionnels exigeants et riches de leurs expériences de la musique baroque à la musique contemporaine, de la scène lyrique et du théâtre.
Cette formation aborde une partie importante du répertoire vocal. Elle interprète notamment la musique romantique avec piano ou petite formation instrumentale et la musique française des XIXe et XXe siècles, en particulier les répertoires oubliés ou méconnus, tels que les enregistrements des oeuvres vocales d’André Caplet (Universal), l’Intégrale de l’oeuvre vocale pour voix et orgue (en 2 volumes) de César Franck (Aeolus) ou le premier enregistrement mondial de La Naissance de Vénus de Gabriel Fauré (EMI). Ces disques ont reçu d’importantes récompenses.
Attachés à la création, les Solistes de Lyon-Bernard Tétu ont à leur répertoire de nombreuses oeuvres écrites pour eux et les grandes pages contemporaines. Ils ont été invités et dirigés dans ce répertoire notamment par Mauricio Kagel, Pierre Boulez...
Avec les Solistes de Lyon, Bernard Tétu s’attache à faire un travail de recherche et de défense de répertoires, jetant des passerelles entre les musiques, entre le concert et le spectacle, associant parfois comédien ou danseurs aux musiciens.
Les Solistes de Lyon-Bernard Tétu sont subventionnés par le ministère de la Culture et de la Communication, la Région Rhône-Alpes, le Département du Rhône et la Ville de Lyon.

Les avis sur ce spectacle
Eliahu Inbal - Vendredi 09 Septembre 2011, 17:51
Grand plaisir et grand honneur de participer à ce merveilleux Festival Berlioz, le compositeur que j'admire énormément pour le génie et la révolution musicale.
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