
Berlioz : influence et postérité
Vendredi 21 août - 21h - Château Louis XI
Carl Maria Von Weber : Der Freischütz, ouverture
Hector Berlioz : Harold en Italie, op.16
Albéric Magnard : Symphonie n°4 en Ut# m, op.21
Orchestre Symphonique Région Centre – Tours
Direction : Jean-Yves Ossonce
Alto : Philip Dukes
Lorsque l'opéra Der Freischütz de Weber est présenté à Paris en 1824, le jeune Berlioz, dans la salle, est bouleversé par ce style musical « tout imprégné de l'arôme sauvage de la forêt noire » et le souffle nouveau qu'il apporte. L'influence de Weber a été considérable sur Berlioz qui n'a cessé de le citer comme un de ses maîtres.
Avec Harold en Italie, c'est à Berlioz d'apporter un souffle nouveau : il refuse les règles du concerto et crée un genre symphonique extraordinaire où le personnage/alto solo se fond et dialogue avec l'orchestre. Berlioz raconte sa gêne lorsque Paganini, après avoir entendu ce chef-d'œuvre qu'il avait d'abord refusé de jouer, s'est mis à genoux en le désignant comme le successeur de Beethoven ! Philip Dukes, altiste de renommée internationale, prix de la BBC, et digne héritier de la tradition d'amour des Anglais pour Berlioz, est le soliste invité.
Enfin, l'admirable et trop peu connu Albéric Magnard (né en 1865 et tué par les Allemands en 1914), dont le caractère idéaliste et exigeant fait penser à Berlioz, réalisera le lien entre la musique française du XIXe et celle du siècle suivant...
Programme inédit, dirigé par Jean-Yves Ossonce à la tête de sa très belle formation : l'Orchestre Symphonique Région Centre Tours.
Bruno Messina, directeur artistique
L’Orchestre Symphonique Région Centre – Tours
L’Orchestre Symphonique Région Centre - Tours prend ses origines dans l’Orchestre Symphonique de Tours créé en 1960.
Depuis 1995, placé sous la direction de Jean-Yves Ossonce, il a développé avec lui de nouvelles ambitions et évolué au fil des saisons.
En décembre 2001, le Conseil Régional du Centre mandate l’Orchestre pour assurer, parallèlement à ses activités lyriques et symphoniques au Grand Théâtre de Tours, une mission régionale de diffusion, d’animation et de formation aux pratiques orchestrales.
Cette politique de sensibilisation destinée au plus grand nombre va de pair avec des actions pédagogiques plus spécifiquement destinées au jeune public à Tours et en région. Des partenariats sont, par ailleurs, établis avec les principales structures d’enseignement musical de la région
Des collaborations sont également lancées avec différents acteurs locaux, notamment avec le Concours International de composition Henri Dutilleux, afin de dynamiser le paysage culturel régional, de diffuser la musique symphonique et créer ainsi un pôle d’excellence régional dans le domaine musical.
Ambassadeur de la région Centre à travers toute la France, exprimant une véritable volonté d’ouverture, l’Orchestre Symphonique Région Centre - Tours interprète, grâce à sa formation à géométrie variable, un répertoire riche et varié couvrant plus de quatre siècles de musique, de Bach à la création contemporaine.
L’Orchestre fait régulièrement appel à des solistes de tout premier plan (Jean-Philippe Laffont, Brigitte Engerer, Laurent Korcia, Marie-Josèphe Jude, Renaud Capuçon, Anne Gastinel, Karen Vourc’h, …).
Dans la fosse, il est le complice de jeunes chanteurs au talent déjà confirmé et d’artistes renommés pour aborder toutes les facettes du répertoire lyrique de l’opérette aux œuvres du XXe siècle.
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Jean-Yves Ossonce, direction
Depuis ses débuts en Angleterre en 1991, Jean-Yves Ossonce se produit fréquemment dans les opéras ou avec les orchestres nationaux de la BBC. Invité au festival d'Edimbourg dès 1994, il y dirige Briséïs d’Emmanuel Chabrier.
Depuis sa nomination à l'Opéra de Tours en 1999, Jean-Yves Ossonce concentre une grande partie de ses activités sur la vie musicale régionale, tout en poursuivant sa carrière de chef invité, en particulier à l'étranger.
Il compte à son répertoire un large éventail d’œuvres lyriques et symphoniques, mêlant le grand répertoire avec des œuvres plus ou moins rares comme celles de Frank Martin ou d’Ambroise Thomas.
Son activité à la tête de l’Opéra et de l’Orchestre Symphonique Région Centre-Tours a été couronnée en juin 2008 par le prix Claude Rostand, décerné par le Syndicat professionnel de la critique, pour la nouvelle production de l'oeuvre de Guy Ropartz, Le Pays, dont l'enregistrement a été distingué par Classica.
Le disque a reçu le Timbre de Platine (Opéra International) et le Grand Prix de la critique allemande
Philip Dukes, alto
“Great Britain’s most outstanding solo viola player.” The Times
L’altiste britannique Philip Dukes débute sa carrière soliste en 1991 avec un récital au South Bank à Londres, critiqué alors par le magazine Strad « Une classe mondiale ».
Suivant son succès immédiat, il poursuit ensuite une carrière qui le porte très vite au plus haut rang de sa génération.
Ses principaux professeurs à Londres et à New-York ont été Mark Knight, Yfrah Neaman et Michael Tree du Guarneri Quartet. Après avoir achevé ses études, il remporte une succession de récompenses, bourses et prix aux concours internationaux les plus prestigieux. En 1992, il remporte le prix aux European Rising Stars (ECHO), récompense qui le mènera à des récitals à travers l’Europe.
Il s’est produit dans les plus grands festivals à travers le monde. En soliste, il est invité à travailler avec des orchestres tels que BBC Philharmonic, London Philharmonic, City of Birmingham Symphony, Royal Philharmonic…
Il est régulièrement invité aux célèbres BBC Proms au Royal Albert Hall à Londres
En plus de ses engagements de soliste, il est professeur d’alto à l’Académie Royale de Musique de Londres et Directeur Artistique au Marlborough College dans le Wiltshire.
Philip Dukes est aussi Directeur Artistique du Festival International de Musique de la Hague en France depuis 2003.


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