
L'architecte, le grand prêtre et le dieu
Vendredi 28 août - 21h - Château Louis XI
Christoph Willibald Gluck : Musique du ballet "Don Juan ou le festin de pierre" (extraits) / Christophe Wilibald Gluck : Airs d'Iphigénie en Tauride / Franz Joseph Haydn : Symphonie n° 83 en sol m. « La Poule » / Wolfgang Amadeus Mozart : Idoménée, roi de Crète (extraits)
Les Musiciens du Louvre ● Grenoble
Direction : Marc Minkowski / Soprano : Mireille Delunsch
De la période classique, c'est sans doute Gluck (1714-1787) qui est le plus admiré de Berlioz. D'ailleurs il le décrit par cette dithyrambe : l'architecte, le grand-prêtre et le dieu ! Or, heureux hasard, certains considérant que le viennois Haydn (1732-1809) est le père de la symphonie classique, on peut au moins en dire qu'il en est l'architecte tant il a cherché (plus de 100 symphonies) pour établir la forme que nous connaissons désormais sous ce nom. A la même époque, il y a Mozart (1756-1791), ami et disciple de Haydn qu'il considère comme un père et reconnait comme un frère. Mozart le génie, Mozart l'enchanteur, Mozart le père de Sarastro, Mozart le musicien : grand-prêtre de la force, de la sagesse et de la beauté. Et Gluck enfin, le dieu de Berlioz, le premier des grands classiques qu'il a entre les mains, sous les yeux, dans les oreilles, dès La Côte-Saint-André puisque présent dans la bibliothèque paternelle (a-t-on parlé assez du rapport de Berlioz à son père et à l'enfance à La Côte-Saint-André ?). Classique donc, mais oh combien berliozien ce magnifique programme proposé par le maestro Marc Minkowski et ses musiciens du Louvre- Grenoble, avec une symphonie parisienne de Haydn, de grands airs de Mozart par la diva Mireille Delunsh et la suite de Don Juan... de Gluck.
Bruno Messina, directeur artistique
Les Musiciens du Louvre • Grenoble
Fondés en 1982 par Marc Minkowski, les Musiciens du Louvre-Grenoble, artistes en résidence de la Maison de la Culture de Grenoble (MC2 : Grenoble) depuis 1996, s’inscrivent dans le renouveau en France de la musique baroque et plus généralement dans la pratique de la musique interprétée sur des instruments et dans le style d’époque. Le projet des Musiciens du Louvre-Grenoble est de proposer une relecture progressive du répertoire symphonique et lyrique conduisant du baroque à la musique moderne et de remettre au programme certaines œuvres qui ont été délaissées pour des raisons obscures ou injustifiées.
L’ensemble s'est ainsi fait remarquer pour sa relecture notamment des œuvres de Haendel, de Purcell et de Rameau mais également de Haydn et de Mozart.
Ce cheminement les conduit naturellement à aborder les répertoires de plus en plus tardifs avec une prédilection pour la musique française du XIXe siècle. Ils participent dès lors à des projets autour de Berlioz (Symphonie Fantastique, Nuits d’été, Harold en Italie)
Cette saison verra une ouverture importante à Wagner, Tchaïkovski et Stravinski.
L’opéra a pris rapidement une part croissante dans l’activité de l’Orchestre et le répertoire s’élargit vers d’autres univers (Monteverdi, Gluck, Mozart, ...).
Au cours de son activité professionnelle foisonnante, l’ensemble a entrepris plusieurs tournées importantes, en Europe de l’Est, en Asie et en Amérique du Sud.
A partir de 2005, Marc Minkowski décide de créer l’Atelier des Musiciens du Louvre-Grenoble, projet qui vise à multiplier les partenariats avec des acteurs culturels régionaux et à offrir à un public renouvelé une rampe d’accès vers les grands concerts de la saison de l’orchestre à travers des créations musicales originales, des projets pédagogiques et des projets de sensibilisation, notamment du jeune public.
Les Musiciens du Louvre ● Grenoble sont subventionnés par la Ville de Grenoble, le Conseil général de l’Isère, la Région Rhône-Alpes, le ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Rhône-Alpes)
Marc Minkowski, direction
Marc Minkowski est issu d’une famille scientifique, musicale et littéraire. Bassoniste de formation, il aborde très tôt la direction d’orchestre, recevant l’enseignement de Charles Bruck au sein de la Pierre Monteux Memorial School aux Etats-Unis. A l’âge de vingt ans, il fonde Les Musiciens du Louvre, ensemble qui devient le projet artistique de sa vie, ce qui ne l'empêche pas de poursuivre une carrière de chef d'orchestre auprès d'autres formations prestigieuses dans ses domaines de prédilection, à savoir l'art lyrique et le grand répertoire symphonique. Régulièrement invité à l'Opéra de Paris (Iphigénie en Tauride de Gluck) et au Théâtre du Châtelet (Carmen en mai 2007), il compte parmi ses ports d'attache l'Opéra de Zurich (Agrippina de Haendel en mai 2009), le Théâtre de la Monnaie ainsi que les Festivals d'Aix-en-Provence et de Salzbourg. En juin 2007 Marc Minkowski a dirigé la première représentation scénique de Pelléas et Mélisande (mise en scène Olivier Py) à Moscou. Il est depuis juin 2008 directeur musical du Sinfonia Varsovia, qu’il a dirigé dans ses oeuvres de Greif, Gerswhin, Gorecki et Adams. Il est invité à la Staatskapelle de Dresde, l’Orchestre philharmonique de Berlin, l’Orchestre symphonique de la radio bavaroise, le Los Angeles Philharmonic, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre symphonique de Berlin, le City of Birmingham Symphony Orchestra, l’Orchestre national d’Espagne ou encore le Cleveland Orchestra. Cette année, il dirigera la création française de Die Feen de Wagner au Théâtre du Châtelet.
Mireille Delunsch, soprano
Née en Alsace, Mireille Delunsch commence sa vie de musicienne par le piano. Diplômée en musicologie, elle fait ses débuts de soprano lyrique à l'opéra du Rhin dans Boris Godounov. Elle se produit dans un large répertoire allant de Monteverdi à Varèse, en passant par la Folie dans Platée de Rameau, les grands rôles mozartiens, l'opéra italien et l’opéra français.
Elle fait ses débuts de metteur en scène avec La mort de Cléopâtre et La Voix humaine (dont elle était également l'interprète) à l'Opera de Bordeaux.
Plus récemment, elle interprète le rôle titre de Lady Sarashina à l’Opéra National de Lyon, celui d’Antigone (La Lumière Antigone de Pierre Bartholomée) à la Monnaie de Bruxelles, Iphigénie (Iphigénie en Tauride) à l’Opéra National de Paris, La Voix Humaine à Sao Paulo, Eurydice (Orphée et Eurydice) au Théâtre des Champs Elysées Didon (Dido & Aeneas) et La Gouvernante (Turn of the Screw) à l’Opéra de Bordeaux, la reine Marguerite (Yvonne de Bourgogne) de Boesmans et le rôle d’Elettra (Idomeneo) à l’Opéra de Paris.


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