Le festival Berlioz est organisé par l'Agence Iséroise de Diffusion Artistique

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Fantastique Lélio / François-Xavier Roth

Dimanche 30 août - 21h  - Château Louis XI

Hector Berlioz
La Symphonie fantastique, op. 14  /  Lélio ou « le Retour à la vie », op.14b

Orchestre Les Siècles et Chœurs de Lyon – Bernard Tétu
Direction : François-Xavier Roth / Chef de chœur : Bernard Tétu / Récitant : Charles Berling / Ténor : Pascal Bourgeois / Baryton : Vincent Deliau

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Soirée de clôture magique avec, comme le souhaitait Berlioz, La Symphonie fantastique suivie de Lélio.
Ainsi, après le succès de La fantastique (1830), il la retouche et compose une « suite », Le retour à la vie, en 1831, à Rome. Il les présente ensemble au public parisien (dont beaucoup de célèbres musiciens mais aussi des personnalités du monde littéraire: Victor Hugo, George Sand, Heinrich Heine, Théophile Gautier et Alexandre Dumas) en 1832 mais arrêtera une version définitive de l'œuvre en 1855, intitulée Lélio ou le retour à la vie.  
Production du Festival Berlioz 2009, avec François-Xavier Roth et Les Siècles, le grand chœur des Solistes de Lyon, une distribution vocale exceptionnelle et, en récitant, Charles Berling, acteur exceptionnel qu'on a pu voir au cinéma (Ridicule de Patrice Leconte, Les palmes de Monsieur Schutz de Claude Pinoteau, Ceux qui m'aiment prendront le train de Patrice Chéreau ou encore L'heure d'été d'Olivier Assayas...), à la télévision (Jean Moulin pour un film d'Yves Boisset et Robert Badinter pour Jean-Daniel Verhaeghe) ainsi qu'au Théâtre dans des rôles mythiques (Caligula, Hamlet, Oedipe le tyran, L'histoire du soldat, Roberto Zucco, etc.). Un acteur virtuose et polyvalent, se risquant à tous les paris, pour un Lélio qui aurait sans doute charmé Berlioz en son temps. Berlioz qui écrivait à sa famille en mars 1831 : Je voudrais essayer de tout, me faire plan­teur aux Antilles, philanthrope aux Etats-Unis, patriote au Pérou, quaker à Otaïti, pionnier à la Nouvelle-Hollande, puis, revenir en Europe, voir si la vieille décrépite radote toujours, si sa fièvre chaude est passée, et si elle est parvenue à savoir ce qu’elle veut. Au moins, si la vie m’avait échappée à la fin, ce ne serait pas sans que je l’eusse vigoureusement poursuivie.

Bruno Messina, directeur artistique

Les Siècles

En 2003, le chef d’orchestre François-Xavier Roth décide de créer un orchestre d’un genre nouveau : Les Siècles. Formation unique au monde, réunissant des musiciens d’une nouvelle génération, capables d’utiliser aussi bien les instruments anciens que modernes, Les Siècles inscrivent leur démarche dans une dynamique de synthèse mettant en perspective, de façon pertinente et inattendue, plusieurs siècles de création musicale.
Les Siècles se sont produits à Paris (Opéra-Comique, salle Gaveau, théâtre du châtelet), à Nantes lors de la Folle Journée (concert retransmis en direct sur Arte), à Lisbonne (Centro Cultural de Belèm), à Tokyo (Tokyo International Forum), à Londres (Middle Temple Hall)...
Les Siècles sont par ailleurs en résidence au Grand Théâtre de Provence depuis septembre 2008.
Les Siècles sont également l’acteur principal de l’émission de télévision Presto proposée chaque semaine à plus de 3 millions de téléspectateurs sur France 2.

Les Siècles sont soutenus par l’ADAMI, la SPEDIDAM, le FCM, la Fondation Echanges et Bibliothèques et Katy et Matthieu Debost. L’orchestre intervient régulièrement dans le département des Hauts-de-Seine grâce au soutien du Conseil Général des Hauts-de-Seine et de la DRAC Île-de-France et dans le département de l’Aisne grâce au soutien de la DRAC Picardie.

> www.lessiecles.com

François-Xavier ROTH, chef d'orchestre

Chef d'orchestre français né en 1971, François-Xavier Roth est un des chefs les plus charismatiques et entreprenants de sa génération.
Il a fait ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, avec Alain Marion et Janos Fürst. En 2000, il remporte le 1er Prix du concours international de direction d'orchestre Donatella Flick à Londres. A la suite de ce concours, il devient pour deux saisons, chef assistant du London Symphony Orchestra. Il a également assisté Sir John Eliot Gardiner durant plusieurs années (les Troyens, Benvenuto Cellini, Falstaff,...).
Depuis plusieurs années, il a bâti des relations privilégiées avec le London Symphony Orchestra, l’Ensemble InterContemporain et le BBC National Orchestra of Wales, formations qu’il dirige plusieurs fois par saison.
Le répertoire de François-Xavier Roth est très étendu et varié, de la musique du XVIIe siècle aux créations contemporaines, du répertoire symphonique ou lyrique à la musique d’ensemble.
Il vient d’être nommé directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Liège pour trois saisons à compter de septembre 2009. Il est en outre chef associé de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, et chef principal invité de l’Orchestre Symphonique de Navarra en Espagne et du BBC National Orchestra of Wales pour les saisons 2008/2009 et 2009/2010.

> www.francoisxavierroth.fr

Solistes de Lyon-Bernard Tétu

Ce chœur de solistes réunit dans un même esprit de musique de chambre des chanteurs au talent confirmé, tous professionnels exigeants et riches de leurs expériences de la musique baroque à la musique contemporaine, de la scène lyrique et du théâtre.
Ils abordent une partie importante du répertoire vocal, notamment la musique contemporaine, la musique romantique et la musique française des XIXe et XXe siècles, tels que les enregistrements des œuvres vocales d’André Caplet (Universal), le premier enregistrement mondial de La naissance de Vénus de Gabriel Fauré (EMI) ou, tout récemment, l’intégrale des pièces pour voix et orgue de César Franck (AEOLUS). Ces disques ont reçu d’importantes récompenses. Cette carrière est indissociable de la personnalité de Bernard Tétu.

Les Solistes de Lyon-Bernard Tétu sont subventionnés par le Ministère de la Culture, la Région Rhône-Alpes, le Département du Rhône et la Ville de Lyon.

> www.solisteslyontetu.com

Bernard Tétu, direction

Bernard Tétu exerce une triple activité de chef d’orchestre, de chef de chœur et de professeur de direction.
Régulièrement invité dans de nombreux pays (Canada, Allemagne, Belgique, Espagne, Angleterre, Pologne, Israël, Chine...), il a dirigé en France, les orchestres les plus importants et les principaux chœurs professionnels français. Il donne de nombreux cours d’interprétation et est sollicité comme membre du jury des grands concours nationaux et internationaux.
Il a enregistré plus de trente disques (Diapason d’or, Orphées d’or, 10 de Répertoire...) dont les premiers enregistrements mondiaux de La naissance de Vénus de Gabriel Fauré, d’Athalie de Mendelssohn... Ses enregistrements de Brahms, Berlioz, Debussy et Caplet sont désormais des références.
Curieux de toutes les musiques, Bernard Tétu a fait connaître de nombreuses œuvres inédites de musique ancienne et contemporaine.
Il a créé en 1979 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon la première classe en France destinée à la formation de chefs de chœurs professionnels (une soixantaine de chefs de chœur sortis de sa classe sont actuellement en poste en France ou à l’étranger). Il a également fondé la même année les Chœurs de Lyon.
Bernard Tétu est Commandeur des Arts et Lettres, il a reçu avec son ensemble le Prix de l’Académie des Beaux Arts à l’Institut de France.

Charles Berling, récitant

Né à Saint-Mandé, Charles Berling débute au théâtre à l’âge de 15 ans, avec son frère, dans la troupe de leur lycée. "Je ne foutais rien à l’école et, tout à coup, la littérature m’a traversée le corps. Les auteurs qu’à l’école, je ne parvenais pas à lire, devenaient par le théâtre de grands amis fondamentaux, que je dévorais."

A l’issue d’une formation d’acteur à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts de la Scène), à Bruxelles, il entame sa carrière au théâtre avec Le Dibbouk de Salomon Ansky, mis en scène par Moshé Leiser. Il décide ensuite de co-écrire un spectacle comique, qu’il répète et construit à partir de nombreuses improvisations pendant cinq mois, Ça (spectacle comique), qui sera joué à Bruxelles. Il remporte un joli succès qui vaut à la troupe une programmation parisienne. C’est le début d’une intense carrière, avec des spectacles tels que Le Retour de Harold Pinter, Entre Chiens et Loups de Christophe Hein, L’Ecole des femmes de Molière, Le Parc de Botho Strauss, avant de rencontrer Jean-Louis Martinelli.

Cette collaboration, notamment dans le cadre du Théâtre National de Strasbourg (TNS), le voit se produire dans La Maman et la Putain et Une Sale histoire de Jean Eustache, L’Eglise de Céline, Roberto Zucco de Koltès.

Au cinéma, sa carrière démarre au début des années 90 avec, par exemple, Nelly et M. Arnaud, et en 1995, il est nommé pour le César du Meilleur Jeune Espoir Masculin pour Petits Arrangements avec les Morts de Pascale Ferran. En 1996, dans Ridicule de Patrice Leconte, il incarne Grégoire Ponceludon de Malavoy, un architecte provincial débarquant à la cour de Louis XVI qui se retrouve confronté à la société de l’esprit alors en vigueur à l’époque. Ce rôle lui vaut une nomination pour le César du Meilleur Acteur.

Il incarne ensuite un mari frustré dans Nettoyage à Sec d’Emmanuel Mouret en 1997 (pour lequel il reçoit une nouvelle nomination aux César), l’amant de Charlotte Gainsbourg dans Love, etc… de Marion Vernoux, ou encore Pierre Curie dans Les Palmes de M. Schutz de Claude Pinoteau.
Il se fond dans l’univers du long-métrage controversé de Patrice Chéreau, Ceux qui m’aiment prendront le train en 1998, avant d’interpréter un professeur de philosophie dont l’amour pour une nymphette vire à l’obsession : ce rôle dans L’Ennui de Cedric Kahn lui vaut une quatrième nomination au César du Meilleur Acteur en 1998, le film ayant été salué par la critique et chaleureusement accueilli par le public. En 2001, Les Destinées Sentimentales d’Olivier Assayas lui vaudront une cinquième nomination au César du Meilleur Acteur.

Depuis, la carrière de Charles Berling est variée: alternant comédies et drames, théâtre et cinéma, petits et grands projets, il est devenu un acteur de tous les registres.
On l’a vu à l'affiche du film d'Abdelkrim Bahloul Le Soleil Assassiné, de L’Homme de Sa Vie de Zabou Breitman, ou de Comment J’ai Tué Mon Père d’Anne Fontaine.
En 1998, il réalise son premier court métrage, La Cloche, avant de s’adonner à nouveau à la mise en scène: en 2005, il porte sur les planches la comédie Pour Ceux Qui Restent de Pascal Elbé au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse, puis, en 2006 et 2007, il interprète le rôle titre de Caligula, qu’il met en scène au Théâtre de l’Atelier à Paris, avant de partir en tournée en France et à l’étranger.
En 2008, les films L’Heure d’Eté et Par Suite d’Un Arrêt de Travail Du Personnel sortent sur les écrans. Il tourne dans le téléfilm Un Long Chemin, qui retrace le combat de Robert Badinter, avant de s’adonner à une nouvelle mise en scène au Théâtre de l’Atelier : Fin de Partie, de Samuel Beckett, avec Dominique Pinon et Dominique Marcas, dont la première aura lieu en septembre.

Fiche info

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Les avis sur ce spectacle

Frédéric M. - Mercredi 02 Septembre 2009, 08:52

Une soirée de clôture magnifique et forte en émotions qui ne laisse présager que des bonnes choses pour le prochain festival Berlioz.

Teissèdre Marie-Laure - Vendredi 04 Septembre 2009, 11:36

Merci pour ce très beau festival et son accueil simple et chaleureux;

Des choix musicaux assumés qui renouvellent la musique , un bain de musique qui ragaillardit !!

Le concert de dimanche: Une occasion pour moi d'une vraie découverte, intéressante et forte, avec un chef qui transmet ses idées avec conviction, énergie et "tranquillité". Bravo!

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