De l’héroïsme

mardi 20 août • 21:00 • Château Louis XI, Cour - La Côte-Saint-André

Orchestre national d’Île-de-France
Case Scaglione, direction

L. van Beethoven, Symphonie n°3 en mi bémol Majeur "Héroïque"

Panier repas des héros (sur réservation)

R. Strauss, Une vie de héros

Découvrir Hector Berlioz, le héros romantique, c’est penser à ses contemporains et à sa postérité. La première soirée symphonique du festival rassemble deux figures majeures de la musique allemande : Ludwig van Beethoven, le premier des compositeurs romantiques et Richard Strauss, l’un des derniers grands romantiques. Beethoven était admiré par Berlioz, Strauss louait le génie orchestrateur de Berlioz.
Berlioz découvre la musique de Beethoven lors des soirées de la Société des Concerts du Conservatoire en 1828. Contrairement à ses contemporains, Berlioz voue une véritable admiration au compositeur allemand : « Je venais d’apercevoir, entre deux apparitions, Shakespeare et Weber ; aussitôt, à un autre point de l’horizon, je vis se lever l’immense Beethoven. La secousse que j’en reçu fut presque comparable à celle que m’avait donnée Shakespeare. Il m’ouvrait un monde nouveau en musique, comme le poète m’avait dévoilé un nouvel univers en poésie » (Mémoires, chapitre XX).

Composée en 1803, la Symphonie n°3 dite « Héroïque » est annonciatrice du romantisme. Beethoven entend initialement la dédier à Napoléon Ier, mais finalement renonce lorsque l’Empire est proclamé. La dédicace est alors remplacée par la phrase « Grande symphonie héroïque composée pour célébrer le souvenir d’un grand homme ».
« La Symphonie héroïque est tellement forte de pensée et d’exécution, le style en est si nerveux, si constamment élevé, et la forme si poétique, que son rang est égal à celui des plus hautes conceptions de son auteur. »
(H. Berlioz, À travers chants)

Le poème symphonique Une vie de héros de Richard Strauss, dans lequel l’influence de l’œuvre de Berlioz est perceptible, est interprété en regard de la Symphonie héroïque. Berlioz, qui, à travers son Traité d’instrumentation et d’orchestration modernes légua à la postérité son art orchestrateur, ouvrant ainsi la voie à l’école russe et à Strauss. Ce dernier publiera même sa propre révision du Traité et écrira à son père à propos de l’opéra Les Troyens de Berlioz « la stupidité la plus folle, mêlée au génie le plus éclatant ! (…) un fabuleux raffinement orchestral  ». Strauss a 34 ans lorsqu’il entreprend la composition de son huitième poème symphonique, utilisant sa propre expérience pour dresser le portrait de ce « héros » qui n’est autre que lui-même.

Autre héros de cette soirée, l’Orchestre national d’Île-de-France dirigé par son nouveau chef Case Scaglione, dont ce sera l’un des premiers concerts à la tête de cette formation nationale parmi les plus innovantes et dynamiques.

Places numérotées

1ère série
Plein tarif : 60 €
Tarif réduit : 45 €
Moins de 12 ans : 15 €

2ème série
Plein tarif : 45 €
Tarif réduit : 30 €
Moins de 12 ans : 12 €



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