Le chef David Reiland étant retenu au Japon dans le cadre des obligations de quarantaine imposées par ce pays où il est en tournée, nous avons le plaisir de vous informer que le Gala Flaubert est maintenu et qu’en concertation avec lui et l’Orchestre national de Metz, nous avons choisi, pour le remplacer, le talentueux chef allemand Constantin Trinks dont ce sera la première venue au Festival Berlioz !

En compagnie de la magnifique mezzo-soprano Véronique Gens, l’Orchestre national de Metz et Constantin Trinks rendront hommage à Flaubert, dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance et dont les œuvres n’ont cessé d’inspirer les compositeurs : Berlioz, Erlanger, Bonis, Schmitt, Massenet et Strauss au programme de ce concert !

CONSTANTIN TRINKS

Constantin Trinks est régulièrement invité à diriger des opéras dans le monde entier. Parmi les temps forts de 2020/21, on peut citer les productions Don Giovanni au Royal Opera House Covent Garden de Londres en juillet 2021. Juste avant, Constantin Trinks a dirigé une nouvelle production de l’Ange de feu (Prokofiev) au Theater an der Wien où il a dirigé, entre autre, Euryanthe de Weber et l’Anneau du Nibelung de Wagner dans les saisons passées. À l’opéra de Cologne Constantin Trinks fera ses débuts avec l’Orchestre de la Radio et à Cologne pour y diriger une nouvelle Production de « l’Amour de Loin » de Kaija Saariaho, au Teatro San Carlo il donnera Tristan und Isolde.

À Strasbourg Constantin Trinks a dirigé Salomé, Tannhäuser & Liebesverbot, à l’Opéra National de Paris La Flûte enchantée et La Fiancée vendue. En janvier 2019 il dirigeait Arabella, production du Bayerische Staatsoper – avec Anija Harteros dans le rôle titre – en tournée au Théâtre des Champs Élysées à Paris. Reconnu comme l’un des interprètes majeurs de Wagner, Constantin Trinks a célébré le bicentenaire de Wagner en dirigeant Le Hollandais volant à Dresde (au printemps 2013 – créé 170 ans auparavant), et Das Liebesverbot au Festival de Bayreuth. En février 2020 il a donné ses débuts dans La Valkyrie à l’opéra royal de Stockholm.

De même actif sur la scène orchestrale, il a dirigé souvent l’Orchestre national de l’opéra de Montpellier, le Philharmonique de Montecarlo, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg ou encore l’Orchestre de Chambre de Paris. Avec le Mozarteum Orchestre de Salzbourg il a enregistré un live de la Symphonie no 1 de Hans Rott recompensé par le Prix ECHO. Il retourne tous les ans au Vancouver Symphony, au Norske Opera Orchestra à Oslo ou encore au Symphonique de Barcelone et a fait ses débuts en 2016/17 avec le Sinfonieorchester des Bayerischen Rundfunks.

Constantin Trinks a rejoint le Saarländisches Staatstheater en 2002 en tant que Kapellmeister, avant d’accéder en quelques années au poste de directeur musical par intérim de 2006 à 2009. Il y dirige Intolleranza de Nono en 1960, La bohème, Don Giovanni, Die Zauberflöte, Das Rheingold, Lohengrin, Salomé, Carmen, Don Carlo, La traviata, Cavalleria rusticana/ I pagliacci, Kullervo (Sallinen) et la première européenne du Premier Empereur de Tan Dun, montrant ainsi son intérêt pour un vaste répertoire. En 2009, Trinks a été nommé directeur musical du Staatstheater Darmstadt, où ses productions comprenaient non seulement L’Anneau du Nibelung, son premier album acclamé par la critique, mais aussi Die Meistersinger von Nürnberg, Parsifal, Fidelio, Aida et la première mondiale de Gisei (disponible sur DVD) en association avec De temporum fine comoedia.

Constantin Trinks, né à Karlsruhe, a étudié la direction d’orchestre au Conservatoire de sa ville natale avec Wolf-Dieter Hauschild et le piano avec Günter Reinhold. Les influences musicales majeures viennent de Thomas Hengelbrock et Christian Thielemann, combinant des idées importantes sur la pratique de l’interprétation historiquement éclairée ainsi qu’une forte ligne romantique.

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