Véritable sommet du répertoire pour violon seul, les 24 Caprices de Niccolò Paganini fascinent depuis deux siècles par leur audace et leur liberté. Composés entre 1802 et 1817, ils repoussent les limites de l’instrument et de l’interprète, mêlant virtuosité éblouissante, invention mélodique et une expressivité tour à tour brillante, sombre ou fantasque.
Chaque caprice explore une difficulté particulière – sauts vertigineux, pizzicati de la main gauche, traits fulgurants – tout en dessinant un univers musical singulier.
Figure mythique de son temps, Paganini marqua profondément ses contemporains, au premier rang desquels Hector Berlioz. Admiratif de son génie, ce dernier reçut de lui un soutien décisif : après avoir entendu la Symphonie fantastique, Paganini lui offrit une importante somme d’argent qui permit à Berlioz de poursuivre son œuvre. Quelques années plus tôt, il lui avait également commandé une pièce pour alto, à l’origine de Harold en
Italie.
Le violoniste d’origine albanaise Tedi Papavrami, reconnu pour son engagement sans concession et sa profonde intelligence musicale, relève le défi des 24 Caprices avec une intensité saisissante. Un concert comme une plongée au cœur d’une œuvre mythique, où se rencontrent prouesse instrumentale et imaginaire romantique.







