La Symphonie n° 5, créée en 1888 à Saint-Pétersbourg, est construite autour d’un thème cyclique : le thème du Destin. Exposé en mode mineur, sous une allure de fatalité, dans l’Adagio introductif, il sera repris et transformé avec d’infinies variations de couleur et d’intensité, interrompant le lyrisme du mouvement lent, mettant un terme à la valse du suivant, avant de s’imposer dans un finale grandiose.
Créée en 1892 à Saint-Pétersbourg, avant le ballet, la suite d’orchestre de Casse-Noisette comporte huit numéros unis par un scénario de conte de fées où les jouets d’une fillette prennent vie pendant son sommeil : l’Ouverture miniature, onirique et gracieuse, suivie de sept danses caractéristiques. Les six premières affichent un esprit enfantin, marqué par les interventions humoristiques des cuivres dans la Marche et des clarinettes dans la Danse de la fée Dragée ; le Trépak, danse russe virevoltante, la Danse arabe, aux airs de berceuse, et la Danse chinoise, aux accents pointus, proposent un rapide tour du monde ; emportée par les vents, la Danse des mirlitons laisse place à un finale de pur lyrisme, la Valse des fleurs.







