Le Carnaval romain de Berlioz, créé sous sa direction en 1844 à Paris, reprend le saltarello frénétique de son opéra Benvenuto Cellini. Son orchestration de l’Invitation à la valse de Weber, composée en 1819, évoque l’élégance d’une soirée romantique, tout comme la version avec cornet à pistons obligé d’Un bal, extrait de la Symphonie fantastique créée en 1830 à Paris, que Berlioz a lui-même réalisée à l’intention du trompettiste virtuose Jean-Baptiste Arban.
Extraite des Miroirs pour piano de 1905, la version orchestrée par Ravel d’Alborada del gracioso, « aubade du bouffon » aux rythmes incisifs et aux couleurs de guitare, fut créée en 1919 à Paris.
La Suite n°2 du Tricorne, tirée du ballet de Manuel de Falla créé la même année à Londres par les Ballets Russes, s’inspire des danses populaires andalouses : seguedilla, farruca et jota finale. Enfin, le Boléro de Ravel, commandé par la danseuse Ida Rubinstein et créé en 1928 à l’Opéra de Paris, érige la danse en rituel hypnotique dans un mouvement de crescendo ininterrompu jusqu’à son apothéose.







