Cette soirée placée sous le signe de l’enchantement et du divertissement fait revivre le ballet-pantomime, un genre mêlant mime et musique très populaire à l’époque de Berlioz. Ici, la narration repose sur l’expressivité de la musique et de la chorégraphie : gestes codifiés, attitudes explicites et mouvements de danse permettent de suivre l’action sans parole.
Créée en 1829 à l’Académie royale de Musique de Paris dans une chorégraphie de Jean-Pierre Aumer, premier maître de ballet à l’opéra, La Belle au bois dormant de Ferdinand Hérold s’inspire des contes de Charles Perrault. Le compositeur a imaginé une partition élégante et théâtrale où se succèdent, suivant le scénario des différentes histoires, des danses de caractère, des marches enlevées, des pages pastorales et des épisodes dramatiques. Son
orchestration privilégie des timbres clairs, des mélodies expressives et des rythmes nets, destinés à accompagner les tableaux chorégraphiques dans une ambiance de féérie.
Mais la version acrobatique et délirante de La Belle au bois dormant proposée par Shirley et Dino, avec la complicité du chef Hervé Niquet et de la troupe Los Chicos Mambo, prend résolument le parti du burlesque pour transporter l’univers onirique des contes et de la pantomime dans une ambiance de folie.








