La mélodie française possède un charme à nul autre pareil, né du mariage parfait entre deux langages poétiques qui s’accordent d’une même voix, l’éloquence du verbe se confondant avec la magie de la musique. Tous les compositeurs de la première partie du programme, maîtres absolus du lyrisme à l’opéra, ont été choisis pour que s’épanouisse dans l’air du soir le timbre inimitable de la soprano Sabine Devieilhe, titulaire indiscutable des plus grands rôles de Gounod, Massenet, Bizet, Offenbach et bien sûr Berlioz.
Ensuite, on ne présente plus la Symphonie fantastique : on s’émerveille de la redécouvrir chaque année au Festival Berlioz, toujours géniale et toujours nouvelle. Créée en 1830 au Conservatoire de Paris, cette symphonie autobiographique est à la fois l’hommage immortel et l’éternelle damnation d’un esprit halluciné, romanesque et furibond, envers celle qui l’avait trahi, sa fameuse « idée fixe », la pianiste Camille Moke, même si Berlioz prétendra par la suite qu’il songeait en la composant à sa future épouse, l’actrice Harriet Smithson.
Et c’est le magnifique Orchestre Philharmonique de Radio-France dirigé par Louis Langrée, grand spécialiste de la musique française, qui fera revivre pour une soirée unique ces fameux « épisodes de la vie d’un artiste ».








