La Missa solemnis pour solistes, choeur et orchestre de Beethoven a été composée entre 1818 et 1823 et créée dans son intégralité le 7 avril 1824 à la Société philharmonique de Saint-Pétersbourg. De larges extraits (Kyrie, Credo et Agnus Dei) en ont ensuite été joués lors du concert donné à Vienne le 7 mai 1824 en l’honneur de l’archiduc Rodolphe, commanditaire et dédicataire de la partition, et au cours duquel fut créée la Neuvième Symphonie.
L’œuvre suit la structure liturgique de l’Ordinaire de la messe en cinq mouvements : le Kyrie, choral expressif et méditatif à l’écriture contrapuntique de plus en plus complexe ; le Gloria, alternant éclats du choeur et interventions des solistes ; le Credo, qui culmine en une fugue monumentale et virtuose illustrant l’affirmation de la foi ; le Sanctus, illuminé par un solo de violon d’une grande élévation spirituelle ; l’Agnus Dei, tendre et contemplatif, qui se termine sur un appel à la paix universelle.
Les dialogues entre les voix et l’orchestre ainsi qu’une instrumentation d’une richesse exceptionnelle confèrent à cette messe solennelle, que Beethoven considérait comme son œuvre la plus aboutie, une densité dramatique inédite.
Elle sera parée des couleurs des instruments d’époque du Cercle de l’Harmonie dirigé par Jérémie Rhorer.









